Tanitnews

A la Maison Blanche, Obama et Trump jouent la transition apaisée


Donald Trump s'est de son côté déclaré "impatient" de travailler avec Barack Obama et de recevoir ses "conseils". Plus de 60% des Américains pensaient que Donald Trump n'avait pas le caractère pour devenir président.

Le président démocrate a parlé d'une "excellente conversation" avec M. Trump et il a promis de faire "tout son possible" afin qu'il réussisse. Il avait durant toute sa campagne galvanisé un électorat blanc modeste se sentant laissé pour compte face à la mondialisation et aux changements démographiques, auquel il décrivait un avenir sombre.

Lors des derniers pointages effectués mercredi dans l'après-midi, Hillary Clinton comptait 200 000 voix de plus que Donald Trump. "Nous voulons tous le meilleur pour ce pays", a-t-il ajouté, insistant, dans un message clair à l'attention de son successeur, sur l'importance "du respect des institutions" et "du respect des uns pour les autres". Mais la rencontre entre les deux hommes dans le Bureau ovale devrait se faire en fin de journée.

Mais ce revirement d'opinion de la part de Trump pourrait n'être que de nature protocolaire et qu'il se plie à un exercice obligé, car il est de tradition, pour le décorum démocratique et les apparences, de rendre hommage à son concurrent et d'éviter de cliver le pays. Donald Trump et Barack Obama n'avaient eu que très peu de contacts jusqu'à présent. Hillary Clinton a enjoint les partisans déçus par ce résultat "douloureux" à accepter cette défaite: "Donald Trump va être notre président et nous devons être ouverts d'esprit et lui donner sa chance de diriger", a-t-elle déclaré. Selon une responsable, deux voitures de police ont aussi été incendiées.

"Nous ne pouvons pas nous permettre d'élire ce type!"

France : commémoration des attentats du 13 novembre 2015
Après une minute de silence et le dépôt d'une gerbe, le fils de la victime a lu un texte personnel sur son père et la tolérance. Caroline Langlade, de l'association Life for Paris, a appelé à laisser "du temps aux victimes pour qu'elle se réparent".

M. Trump aura pour gouverner l'appui du Congrès, le Sénat et la Chambre des représentants ayant conservé leur majorité républicaine. "Ce n'est pas possible!" avait-il déclaré, comme un cri du coeur à Las Vegas, quelques jours avant le scrutin.

"Elle n'aurait pas pu être plus gentille avec moi", a continué le milliardaire.

Agé de 58 ans, Malik Obama est le fils aîné de Barack Obama Sr et de sa première femme Kezia.

"Si Donald Trump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d'autres progressistes sommes prêts à travailler avec lui", précise le sénateur du Vermont qui n'est pas prêt à renoncer à ses valeurs car il prévient ensuite: "S'il entend mener des politiques racistes, sexistes, xénophobes et contre l'environnement, nous nous opposerons vigoureusement à lui". "Si quand les choses tournent mal pour vous et que vous commencez à perdre, vous en rejetez le blâme sur autrui, alors vous n'avez pas ce qu'il faut pour faire ce boulot".

Quant à Barack Obama, s'il joue la carte de l'apaisement depuis l'élection, il s'est pourtant montré très virulent dans ses critiques à l'encontre de "The Donald", comme il se plaît à le nommer.

Articles Liés

Commentaires