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Le 2e débat télévisé des 7 candidats — Primaire à droite


En attendant, les langues se délient quelque peu. Jean-Francois Copé, très à l'aise lors du premier débat, a commis un impair symbolique en se trompant complètement lors d'un échange à la radio sur le prix du... pain au chocolat (15 centimes selon lui contre environ un euro en réalité) et ses adversaires lui feront sans doute remarquer cette bévue. La pratique du pouvoir, l'un des premiers thèmes de la soirée, a libéré la parole.

Le candidat du "renouveau" s'est en outre étonné de la proposition "très singulière" d'un mandat unique du maire de Bordeaux et de Nicolas Sarkozy, qui pour la première fois s'est engagé ouvertement en ce sens pour glisser une pique à son rival, 71 ans, sur son âge: "J'aurai 67 ans à la fin de ce second mandat, si par hypothèse les Français me le confiaient, ce sera le temps de remercier la France".

"Essayer de faire croire qu'avec quatre parlementaires sur 920 (qui) composent le Parlement, François Bayrou va prendre en otage, va mettre sous influence Alain Juppé, c'est une vaste blague, c'est une tartufferie", a dit M. Lagarde, en réaction aux propos de M. Sarkozy qui avait expliqué mercredi ne pas vouloir que la "future majorité" d'alternance issue des urnes en 2017 "soit otage de Bayrou". Un sondage donne d'ailleurs, ce vendredi, l'ex-chef d'Etat gagnant de ce débat auprès des sympathisants de la droite et du centre.

"Un débat sans vainqueur évident, sans K-O manifeste", commente Le Figaro. Et à Bruno Le Maire qui lui rappelle sa promesse de se retirer de la vie politique en 2012, il lance: "commence d'abord par être élu!".

Certains candidats ont embrayé, tel Bruno Le Maire: "Ce serait plus crédible si tu n'avais pas fait l'ouverture à des ministres de gauche en 2007". Alain Juppé arriverait en tête au premier tour (avec 37% - 40% des voix) devant Nicolas Sarkozy (26% - 31% des voix).

"Signes encourageants" pour Schumacher
Depuis l'accident de Schumacher , de nombreuses rumeurs circulent à propos de l'état de santé du pilote allemand. Depuis, les paparazzis essayent d'obtenir par tous les moyens des informations...

Interrogée par Radio Classique, Nathalie Kosciusko-Morizet rejoint l'ancien ministre du Logement sur ce point.

Extraits: "Je ne regrette pas ta nomination (au gouvernement). Je ne suis pas sûr de le refaire". "Tu n'en auras pas l'occasion", a répliqué du tac au tac son ancienne ministre. Qu'on "arrête de parler de Bayrou et qu'on parle de la France", a-t-il intimé. Gaulliste au point de rejeter d'entrer dans le débat sur François Bayrou ou d'argumenter sur la disqualification de François Hollande.

Alain Juppé et François Fillon, d'une austère réserve pour défendre son programme face aux chicayas "politiciennes", se sont gardés de rejoindre la mêlée, alors que Nicolas Sarkozy, sourire impavide, était contraint de riposter aux mises en cause de ses anciens alliés qui lui imputent la défaite de 2012. "Querelle subalterne", a-t-il claqué. "6 millions de chômeurs, 100% de dette, le totalitarisme islamique qui frappe à notre porte et le sujet majeur de la campagne de cette primaire, c'est le sort du maire de Pau".

"M. Bayrou veut une nouvelle tranche d'impôt. Ca s'appelle juste le gaullisme", a ajouté le "3e homme".

Moins ferme, dans le ton, sur la sécurité, il paraît aussi plus réaliste. Et bien en peine, de ce fait, de porter l'estocade contre son ennemi intime, Alain Juppé. Le troisième débat aura lieu le jeudi 17 novembre, trois jours avant le premier tour. "C'est dramatique que sur un débat de deux heure trente, nous attendions tous ce débat ultra-politicard des rapports entre Sarkozy et Bayrou", a déclaré Benoist Apparu, maire LR de Châlons-en-Champagne. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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