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L'accès aux soins est désormais quasi-impossible à Alep Est — Syrie


L'envoyé spécial de l'ONU, qui a rappelé "l'indignation internationale" concernant ces bombardements, a confirmé le refus de Damas de reconnaître une "administration autonome" rebelle à Alep-Est, une des propositions de l'envoyé de l'ONU.

Depuis mardi, ce sont près d'une centaine de civils qui ont péri dans les bombardements du régime sur l'est d'Alep, selon l'OSDH. "C'est un jour catastrophique à Alep assiégée, avec des bombardements sans précédent", a affirmé un membre des Casques blancs dans une vidéo publiée sur la page Facebook de ces secouristes en zones rebelles.

Cette attaque est la dernière d'une série de bombardements menés par les rebelles contre la partie contrôlée par le gouvernement dans la ville d'Alep. Mais il ajoute que les bombardements dissuadent les habitants de s'y rendre.

Parmi les civils tués dans la nuit de samedi à dimanche, figurent un couple et ses quatre enfants, tués par l'explosion d'un baril d'explosifs, selon l'OSDH.

"L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura arrive demain matin à Damas".

Alors que l'émissaire de l'ONU en Syrie a averti que "le temps était compté" avant que les quartiers rebelles d'Alep ne s'écroulent, Barack Obama, en visite au Pérou, a demandé dimanche à Poutine, des efforts accrus pour limiter les violences et la souffrance des habitants. "D'ici Noël, (.) on verra un écroulement (.) de ce qui reste à Alep-Est et vous pourriez avoir 200.000 personnes fuyant vers la Turquie, ce qui serait une catastrophe humanitaire", a-t-il affirmé.

L'agent de Thiago Motta répond à Emery
Pour l'entraîneur espganol, Motta peut encore jouer plusieurs saisons à Paris. Demain (samedi contre Nantes), c'est un examen pour nous.

Depuis mardi, un déluge de roquettes, d'obus et de barils d'explosifs a provoqué la mort d'au moins 107 civils identifiés, dont 17 enfants, à Alep-Est, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Matériel et personnel qualifié manquent pour soigner les nombreux blessés.

Les équipes médicales ont été contraintes d'évacuer le dernier hôpital pédiatrique, transférant dans l'urgence les nouveaux-nés vers des lieux plus sûrs.

Damas et Moscou semblent déterminés à reprendre coûte que coûte la partie est d'Alep.

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a condamné la "stratégie de guerre totale" de la Russie et du régime syrien.

A Bruxelles, le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Christos Stylianides, a dénoncé des "violations inacceptables du droit humanitaire international, pouvant représenter des crimes de guerre". Des experts estiment ainsi que les deux capitales veulent atteindre cet objectif avant la prise de fonction de Donald Trump à la présidence américaine le 20 janvier.

La Russie, qui intervient en Syrie depuis plus d'un an pour soutenir le régime, ne participe aux bombardements aériens à Alep-Est et concentre à l'heure actuelle ses frappes sur la province voisine d'Idleb (nord-ouest). Elle s'est complexifiée au fil des années avec l'implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 300.000 morts.

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