Tanitnews

Plus aucun hôpital en état de fonctionner dans Alep-est — Syrie


Les hôpitaux des quartiers d'Alep Est tenus par les rebelles sont désormais hors-service, ou hors d'atteinte: la plupart de ces établissements ont été détruits par les bombardements du régime, et ceux qui sont encore debout demeurent inaccessibles en raison de ces mêmes bombardements.

Débutée mardi par les forces syriennes, l'offensive sur Alep-Est a redoublé d'intensité.

Le conflit syrien a fait depuis 2011 plus de 300.000 morts et provoqué le déplacement de plus de la moitié de la population. Cette ONG a recensé samedi 27 morts, ce qui porte à 92 le nombre de civils tués depuis mardi dans les bombardements du régime de Damas. "Les conclusions du JIM établissent très clairement les responsabilités du régime" du président syrien Bachar al-Assad, a-t-il dit.

L'ONU pour sa part s'est déclarée " extrêmement attristées et horrifiées par la récente escalade de la violence dans plusieurs régions de Syrie ", appelant " toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles ".

Parmi les civils tués dans la nuit de samedi à dimanche, figurent un couple et ses quatre enfants, tués par l'explosion d'un baril d'explosifs, selon l'OSDH.

Staffan de Mistura, est arrivé dimanche à Damas pour une "visite (qui) durera une journée" en vue de rencontrer Walid Mouallem et "d'autres responsables gouvernementaux de haut niveau". Les structures de secours ont aussi été durement affectées par cette pluie de bombes, plongeant les 250'000 habitants de ces quartiers dans une situation de plus en plus dramatique.

Hesdin place François Fillon en tête — Primaires
Nathalie Kosciusko-Morizet, placée en quatrième position (2,5%), a en revanche déclaré qu'elle soutenait le maire de Bordeaux. On se doutait que cette primaire inédite de la droite française pouvait être une bombe à retardement.

Les équipes médicales ont été contraintes d'évacuer le dernier hôpital pédiatrique, transférant dans l'urgence les nouveaux-nés vers des lieux plus sûrs.

Les forces du régime "entendent combiner bombardements aériens et famine résultant du siège pour obtenir une reddition des rebelles", estime Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie et professeur à l'université d'Edimbourg.

Les bombardements sur Alep sont, ce vendredi, les plus violents depuis deux ans.

Selon des analystes, Damas et ses alliés veulent aller vite avant la prise de fonctions de Donald Trump à la présidence américaine le 20 janvier.

"Il est clair que la Russie, Damas et Téhéran veulent reprendre l'est d'Alep rapidement. Les Etats-Unis sont paralysés, il faut (pour eux) mettre Trump devant le fait accompli en janvier prochain", a déclaré à l'AFP Fabrice Balanche, expert de la Syrie au Washington Institute, un centre de réflexion basé aux Etats-Unis.

Par ailleurs, l'alliance arabo-kurde menait vendredi une lutte acharnée dans le nord de la Syrie pour déloger le groupe État islamique (ÉI) d'une hauteur stratégique qui leur ouvrirait la route de Raqa, capitale "de facto" des djihadistes. Les FDS ont annoncé samedi avoir pris le contrôle de la hauteur stratégique, Tall Samane, qui lui ouvrirait la route de Raqa, à 25 km plus au sud.

Articles Liés

Commentaires