Tanitnews

Présidentielle française: Emmanuel Macron officiellement candidat


Le tract, sur lequel on peut lire "Ils choisissent leur candidat, nous combattons leur projet!", décline huit mesures qui seront supprimées si la droite arrive au pouvoir, notamment le droit à la retraite à 60 ans, la généralisation du tiers payant ou le non-cumul des mandats. "L'enjeu, c'est le rassemblement, c'est la cohésion", la gauche ne pouvant pas être au "rendez-vous" de 2017 "si elle n'est pas rassemblée", a-t-il affirmé. Le CV de l'ancien banquier d'affaires est plutôt "anglo-saxon compatible", dans une société britannique où le rapport à l'argent est plus décomplexé qu'en France.

Il faut "une expérience qui a été éprouvée par le temps" pour gouverner et "refuser les aventures individuelles", a aussitôt relevé un de ses principaux rivaux, Manuel Valls. La première des deux séries de primaires aura lieu dimanche.

Depuis plusieurs semaines déjà, le maire de Bordeaux, comme son allié centriste François Bayrou, ne retiennent plus leurs flèches contre M. Macron, jugé "ni compétent, ni loyal".

Mais la critique la plus cinglante est venue de Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, qui a rendu Macron responsable de la "division", et donc de la probable élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle.

Le président de la Cop 22 interpelle Trump
Sujet d'autant plus complexe qu'il n'y a " pas de méthodologie commune pour comptabiliser les projets en faveur du climat ", ajoute-t-elle.

Macron va devoir démontrer qu'il a les épaules pour résister à ce tapis de bombes, qui pourrait bien aller en s'intensifiant. Ce qui le mettra en concurrence directe avec le candidat socialiste pour le scrutin de mai, s'il parvient à rassembler les 500 signatures d'élu indispensable pour se présenter à l'élection présidentielle. Celui qui revendique la liberté de "dire ce qu'il pense quoi qu'il en coûte" avait ensuite démissionné du gouvernement et entretenu le mystère sur ses intentions.

Il souhaite ainsi "porter l'optimisme de la volonté" et que sa candidature se place "sous le signe de l'espérance".

Certes, Philippe Marcacci appelle dans L'Est Républicain à ne pas être dupe de la "grosse ficelle" consistant à venir annoncer sa candidature depuis le "fameux 9-3, bombardé symbole du renouveau". Si on morcelle, si un jour il y a un candidat qui est Macron, un candidat désigné par la primaire de la BAP, un candidat qui est Mélenchon, un candidat du parti communiste, un candidat des écologistes, je vous donne le résultat: aucun de ceux que je viens de nommer ne seront au deuxième tour de la présidentielle. Son parcours, son financement ou encore ses soutiens ont été au cœur des recherches sur Google. Le Premier ministre, qui espère lui aussi devenir le prochain président français, n'a donc pas raté cette occasion pour critiquer M. Macron.

Articles Liés

Commentaires