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La situation dégénère alors que plus aucun hôpital ne fonctionne — Alep-Est


"Le temps est compté et nous menons une course contre la montre" pour éviter une catastrophe humanitaire, a-t-il affirmé. Sur le terrain, au moins sept enfants ont été tués hier par des tirs rebelles sur les quartiers contrôlés par le gouvernement syrien à Alep-Ouest. "Ce que nous entendons de nos collègues humanitaires est que, particulièrement à Alep-Est mais aussi dans d'autres parties du pays, il y a une crainte grandissante qu'il y ait une accélération des activités militaires au lieu des initiatives humanitaires ou politiques", a poursuivi M.de Mistura. Or, la situation humanitaire sur place devient de plus en plus préoccupante, alors que l'OMS annonce, ce lundi, que plus aucun hôpital n'est en état de fonctionner dans les quartiers bombardés, où vivent plus de 250.000 civils. Ce dernier refuse de reconnaître une 'administration autonome' rebelle à Alep-Est, une des propositions de l'envoyé de l'ONU. "On lui a dit qu'on rejetait complètement cette (idée)", a déclaré M. Mouallem à propos du maintien d'une "administration autonome" des rebelles sur les quartiers qu'ils contrôlent à Alep.

Plus de 90 civils ont été tués en cinq jours dans un nouvel assaut contre la deuxième ville de Syrie.

En conférence de presse, il s'est dit "peu optimiste" sur l'avenir immédiat du pays.

Outre les bombardements, de violents combats se déroulaient dans les quartiers de Boustane al-Bacha et Cheikh Saïd, à Alep-Est, où les forces du régime tentent d'avancer. "Le plus tôt ils (les rebelles) quitteraient (Alep) -et nous leur garantissons qu'ils choisissent leur destination-, le plus tôt ils épargneront de la souffrance aux habitants", a ajouté le ministre. Elle serait de plus une victoire symbolique car il s'agit du premier quartier dont les rebelles se sont emparés en 2012. Le régime aurait également chassé les rebelles d'une ancienne zone industrielle du nord-est.

Un correspondant de l'AFP a constaté que les rues dans les autres quartiers d'Alep-Est étaient désertes, seuls des ambulances et des secouristes se déplaçant au milieu de bâtiments ravagés.

Des habitants recherchent des victimes dans les décombres d'immeubles après une frappe aérienne des forces russes et syriennes le 16 novembre 2016 à Idleb-AFP  Omar haj kadour
La situation dégénère alors que plus aucun hôpital ne fonctionne — Alep-Est

Les rares structures encore en mesure de fournir des soins médicaux ont été fortement affectées par les dernières frappes. Matériel et personnel qualifié manquent pour soigner les nombreux blessés.

Des experts estiment ainsi que les deux capitales veulent atteindre cet objectif avant la prise de fonction de Donald Trump à la présidence américaine le 20 janvier.

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a condamné dimanche les bombardements meurtriers sur Alep et la "stratégie de guerre totale" de la Russie et du régime syrien, appelant à une action internationale pour "stopper le massacre".

A Bruxelles, le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Christos Stylianides, a dénoncé des "violations inacceptables du droit humanitaire international, pouvant représenter des crimes de guerre".

Les détails de l'embrouille et des insultes entre Koke et Cristiano Ronaldo
Bref, la journée a été faste pour le Real, assuré d'aborder le clasico du 3 décembre dans le fauteuil de leader. Pour Zidane , les examens s'enchaînent et la réussite persiste.

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