Tanitnews

Comment Macron a désespérément attendu un appel de Hollande — Présidentielle


L'ancien ministre de l'Économie de François Hollande a confirmé son intention de se présenter à l'élection présidentielle française en mai 2017.

"Pour porter cette responsabilité, il faut - j'ose le dire devant vous - une éducation à la conduite du pouvoir, à la responsabilité, un sens de l'État".

Devant les militants de son mouvement En marche!, l'ancien conseiller du président François Hollande se déclare donc enfin. Selon ses propres propos: " Quand on prend ce type de décision, c'est une décision mûrement réfléchie ". "La France est un projet d'émancipation des individus, mais est bloquée par des corporatismes de toutes sortes", a-t-il dit, se référant à de grands groupes d'intérêts. "Si j'avais voulu me rallier, je n'aurais fait en aucun cas les choix qui sont les miens". "Nous sommes entrés dans une ère nouvelle: la mondialisation, le numérique, le changement climatique, les inégalités croissantes, les conflits géopolitiques, le terrorisme, la crise démocratique des sociétés occidentales, le doute qui s'installe au cœur de nos sociétés", a-t-il égrené.

Duel à fleurets mouchetés entre Fillon et Juppé
La prudence commande néanmoins de ne pas faire des prévisions appelées à se modifier dans les semaines qui vont suivre. On ne fera pas une réforme où les fonctionnaires travailleront 39 heures payées 37, ce n'est pas juste.

Depuis plusieurs semaines déjà, le maire de Bordeaux, comme son allié centriste François Bayrou, ne retiennent plus leurs flèches contre Emmanuel Macron, jugé "ni compétent, ni loyal". Si on veut virer les soutiens d'Emmanuel Macron, ça va faire du monde.

Dans les prochains mois, il devra partir à la chasse aux 500 parrainages requis et intensifier sa recherche de financements, alors qu'il a récolté pour l'heure 2,8 millions d'euros, loin des 9 millions visés. " Le c livage gauche-droite est plus que jamais là", rappelle un parlementaire.

Emmanuel Macron est donc candidat à l'élection présidentielle. "Je suis convaincu que les uns et les autres ont tort parce que ce sont leurs modèles, leurs recettes qui ont simplement échoué", argue l'ancien ministre de l'Economie. Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a réitéré mardi sa menace d'exclure ceux qui choisiront de soutenir M. Macron quand le candidat du PS sera désigné. Elle risque aussi de provoquer quelques interférences sur une primaire de la droite à l'issue incertaine, à quatre jours de son premier tour. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga.

Articles Liés

Commentaires