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Meurtre dans une maison de retraite pour religieux : le suspect identifié


Dès vendredi à la mi-journée, celui-ci expliquait que l'enquête s'orientait sur "une piste locale, de quelqu'un qui était dans l'entourage de cette maison", excluant a priori un acte terroriste.

Selon Christophe Barret, ce sont d'autres éléments retrouvés dans le véhicule qui ont permis d'identifier le suspect.

Autour de la maison de retraite hier soir, les routes étaient coupées par des barrages de gendarmeries et les véhicules fouillés. Il avait tué une lingère de 54 ans de plusieurs coups de couteau et agressé une gardienne. En revanche, aucun des 59 pensionnaires présents dans l'établissement au moment des faits n'a été blessé ou touché, a-t-il souligné. Alors qu'elle faisait une ronde dans l'établissement, elle a croisé l'homme, vêtu entièrement de noir, cagoulé et armé d'un couteau et d'un fusil. La deuxième, choquée mais saine et sauve, a réussi à s'enfuir et à donner l'alerte.

Le suspect, un père de deux enfants qui avait notamment servi dans les troupes parachutistes mais n'était pas militaire de carrière, avait travaillé, "il y a longtemps", dans cette maison de retraite, selon une source proche du dossier. C'est une de ses collègues qui a donné l'alerte.

Meurtre dans une maison de retraite en France: le suspect interpellé
Une aide-soignante a pu donner l'alerte, mais une de ses collègues a été trouvée morte à l'arrivée des gendarmes. Sans emploi , il vivait de petits travaux, notamment en réparant des vélos.

Les pensionnaires, très âgés et pour certains impotents, "ont été réveillés par l'intervention des gendarmes", a raconté l'archevêque de Montpellier, Pierre-Marie Carré. "Notre prière s'élève cette nuit pour celle qui a perdu la vie dans cette attaque d'une maison de retraite de religieux dans l'Hérault", a réagi sur Twitter le secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Olivier Ribadeau Dumas.

"Elle est partie à 8 heures du soir, puis elle ne reviendra pas à 6h30 du matin".

L'enquête est maintenant confiée à la gendarmerie nationale et au SRPJ de Montpellier. Elle était d'une gentillesse! "Il n'y avait rien de protégé, pas d'alarme, pas de gardien", dénonce-t-il.

Cette maison de retraite située près de Montpellier est un établissement pour religieux et religieuses appartenant à la Société des Missions africaines. Le maire de la commune de Montferrier-sur-Lez, Michel Fraysse (LR), a ajouté que vivaient dans l'établissement une soixantaine d'anciens missionnaires d'Afrique ainsi que six ou sept laïcs et six ou sept religieuses.

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