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Deux rassemblements organisés à Ottawa à la mémoire de Fidel Castro


La situation diplomatique de l'île communiste reste complexe, comme en témoigne le tweet menaçant du président-élu des Etats-Unis Donald Trump, qui a averti lundi qu'il mettrait fin au dégel avec La Havane "si Cuba ne veut pas sceller un meilleur accord pour le peuple cubain".

Le président américain Barack Obama, qui a initié le rapprochement historique avec Cuba, a annoncé qu'il n'assisterait pas à cet hommage. Parmi eux, une étudiante qui est venue "honorer la mémoire de notre commandant en chef Fidel Castro, jamais nous ne l'oublierons". Les matches de baseball ont été suspendus et la vente d'alcool interdite, alors que la plupart les restaurants ont réduit leurs heures d'ouverture.

Justin Trudeau a été appuyé par son homologue du Québec, Philippe Couillard qui, par la voie d'un communiqué, a d'abord décrit Fidel Castro comme "une figure légendaire qui voulait offrir à son peuple un pays fort et prospère".

Le président des Etats-Unis a reconnu que " durant près de six décennies, la relation entre les Etats-Unis et Cuba avait été marquée par la discorde et de profonds désaccords politiques ". La révolution qu'il dirigea dès 1953 est l'un des moments fondamentaux de l'histoire de Cuba et de l'Amérique latine.

Pour les Vietnamiens, Cuba et son leader Fidel Castro ont toujours été un symbole de l'héroïsme révolutionnaire, de l'indomptabilité et de l'aspiration au bonheur et à la liberté.

Depuis la révolution islamique de 1979, l'Iran et Cuba maintiennent des positions complémentaires.Téhéran condamne l'embargo américain contre Cuba et La Havane soutient le droit pour l'Iran de disposer de l'énergie nucléaire civile.

C'est aussi, depuis la France, se poser la question de la fascination exercée par la révolution cubaine sur un certain nombre d'intellectuels et d'artistes.

Carlos Lopez assure avoir vu Fidel Castro quitter, les larmes aux yeux, la maison de son père, visitée le 28 juillet 1992 par celui-ci. De nombreux dirigeants occidentaux devraient ainsi bouder la cérémonie, alors que les dirigeants de la gauche latino-américaine, enfants spirituels de la révolution cubaine, répondront présents. Ainsi, au Venezuela, où il soutient une guérilla au début des années 1960, Castro trouve ensuite un allié inconditionnel en la personne d'Hugo Chavez, le défunt président vénézuélien et fils spirituel du "Lider Maximo". La Bolivie, où est tombé le "Che" en 1967 alors qu'il dirigeait un mouvement rural armé, est gouvernée depuis 2006 et pour la première fois de son histoire par un indigène, Evo Morales, fervent admirateur de Fidel.

L'ancienne guérillera Dilma Rousseff poursuit ce mouvement, mais elle vient d'être destituée fin août et remplacée par Michel Temer, du parti du PMDB (centre droit). Mais la popularité de Fidel était "telle sur le continent, que même les régimes de droite n'ont pas osé le critiquer ouvertement, pour ne pas s'attirer les foudres des électeurs", fait valoir Carlos Malamud.

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