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Fillon nomme Bernard Accoyer à la tête des républicains


Quid de Wauquiez à la tête du parti?

M. Fillon veut aller vite. Logique: il a été le stratège de la primaire qui a permis à François Filon de remporter une victoire en laquelle bien peu croyaient, hormis Stéfanini, jadis très proche d'Alain Juppé. Nicolas Sarkozy a pris une jolie veste lors de la primaire ouverte mais pour Laurent Wauquiez ce courant qu'il représente reste majoritaire au sein du parti.

Selon un communiqué de LR publié à l'issue du BP, son rôle sera d'assurer "l'exécution des décisions du Bureau politique et du Comité politique".

La somme va d'abord servir à rembourser les frais d'organisation de la primaire.

François Fillon, désormais leader de la droite, s'attelle au rassemblement de son camp pour la présidentielle, des sarkozystes au centre, une équation politique complexe pour un candidat qui n'entend pas sacrifier son programme à l'unité. "Enlever la direction du parti à Wauquiez, c'est en faire son premier adversaire", a affirmé un proche à l'AFP.

François Fillon, qui prépare aussi son équipe de campagne, peut repartir sur le terrain. Le centriste estime également que des sujets qui lui tiennent à cœur n'ont pas été traités dans la primaire: "l'avenir de l'Union européenne, la sauvegarde d'une ambition sociale, la question de l'environnement et du durable, les nouvelles conditions de travail, la situation des jeunes et leur futur". Le but de ce remaniement vise à mettre en place une machine au service de sa candidature en 2017... et un soutien loyal en cas de victoire à l'Elysée. Après vingt-quatre heures de consultations, l'ex-premier ministre a décidé de supprimer le poste de président des LR... En Loire-Atlantique, l'ancien premier ministre a récolté 70,47 % des voix, contre 29,53 % pour le maire de Bordeaux.

Dans L'Opinion, Nicolas Beytout salue "une belle bataille fondatrice" et rappelle, au même titre que de nombreux observateurs, que "le vainqueur (a) de bonnes chances d'emporter la prochaine élection présidentielle".

Si on sait que le président en exercice souhaite se présenter à sa propre succession - et ce via la primaire, Manuel Valls a déclaré au JDD qu'il pourrait se présenter, même contre François Hollande. La facture devrait s'élever entre 5 et 9 millions d'euros, selon Europe 1. Lorsque ce dernier est nommé à la commission européenne, le groupe déjà en proie à de fortes tensions liées à la succession ouverte de Jacques Chirac, choisit le candidat le moins impliqué dans cette guerre de clans. Le contre-exemple donné par les socialistes en 2011 "nous sert de leçon", a ajouté le patron des sénateurs LR, se souvenant que François Hollande, élu candidat de la gauche, avait laissé les clés de la maison PS à Martine Aubry qui ne lui avait pas facilité les choses.

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