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Fillon place ses hommes à la tête des Républicains


Comme le prévoyaient les statuts de la primaire de la droite, il avait la haute main pour réorganiser le parti " Les Républicains ". Objectif à cinq mois de la présidentielle: mettre ses troupes en ordre de marche derrière lui. Autre sarkozyste qui passe à la trappe: le président de la région Provence-Alpes Côte d'Azur, Christian Estrosi qui doit abandonner les fonctions capitales de président de la commission d'investiture au profit de Jean-François Lamour, député de Paris et soutien indéfectible de l'ancien premier ministre. Laurent Wauquiez avait été nommé président des Républicains par intérim, par Nicolas Sarkozy, le temps de l'organisation de la primaire de la droite et du centre.

Absent de la nouvelle direction, le sarkozyste Eric Woerth, jusqu'ici secrétaire général, "aura une responsabilité dans le cadre de la campagne de François Fillon", a assuré M. Chartier lors d'une conférence de presse.

"Nouveau numéro 2 des Républicains, Bernard Accoyer a affirmé mardi sur LCI que François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, avait " rassemblé tout le monde " au sein du parti, ce qui est " une première réussite ".

Après avoir qualifié de "dangereux" le programme de François Fillon, le triple candidat à l'Elysée a estimé dimanche soir qu'il posait de "nombreuses questions aux citoyens et à notre société, qui vont apparaître dans les semaines qui viennent".

Un comité politique a également été créé, dirigé par Gérard Larcher, président du Sénat (filloniste), et comprenant sept autres membres issus des différentes sensibilités de LR (fillonistes, sarkozystes, juppéistes). Plusieurs sources LR avaient indiqué peu auparavant à l'AFP que Bernard Accoyer devait remplacer Laurent Wauquiez à la tête du parti. Mais pour ce "départ lancé", François Fillon a dit avoir besoin d'un "parti en rang serré" derrière lui. L'ancien président de l'Assemblée nationale qui deviendra alors secrétaire général du parti et non président. Comme la filloniste Isabelle Le Callennec.

Bruno Retailleau souligne que François Fillon, qui ne déteste rien tant que les discussions "d'arrière-boutiques", sera "solide" sur son projet.

François Fillon, qui prépare aussi son équipe de campagne, peut repartir sur le terrain.

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