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François Hollande envoie Ségolène Royal à Cuba pour les funérailles de Castro


Ce rapprochement se trouvait lundi brusquement menacé par le président-élu des États-Unis Donald Trump, qui a averti dans un tweet qu'il "mettrait fin au dégel avec Cuba si Cuba ne veut pas sceller un meilleur accord pour le peuple cubain".

Ce mardi soir aura lieu une cérémonie d'hommage à Fidel Castro sur la mythique place de la Révolution à La Havane.

Des centaines de milliers de Cubains ont défilé lundi place de la Révolution à La Havane, théâtre d'innombrables discours fleuves de Fidel Castro, devant des portraits de cette figure du XXe siècle décédée vendredi à 90 ans.

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos représentera son fils, le roi Felipe VI, tandis que l'ex-président uruguayen Jose Mujica fera, lui, le voyage.

Johnston se rendra à Cuba à la demande de Justin Trudeau pour prendre part à l'événement qui se déroulera à la Place de la révolution mardi soir.

Lundi, plusieurs diplomates occidentaux ont confirmé à l'AFP que les chefs d'Etat étrangers y seraient conviés, alors que tout le monde s'attendait initialement à ce qu'ils soient plutôt invités aux funérailles de dimanche à Santiago de Cuba, dans l'est du pays.

Une procession de près de 1000 km à travers 13 provinces pour laquelle 2 millions de personnes sont attendues.

La gauche latino-américaine, pour laquelle la révolution cubaine a été une véritable source d'inspiration, sera la plus représentée, avec les présidents de l'Equateur Rafael Correa, de Bolivie Evo Morales, du Venezuela Nicolas Maduro ou encore du Nicaragua Daniel Ortega.

La Chine et l'Iran, pourtant pays amis de Cuba, n'enverront pas leurs dirigeants respectifs mais leurs vice-présidents.

De même, la Premier ministre britannique Theresa May a annoncé qu'elle ne ferait pas le déplacement.

Avant cela, elle auront traversé le millier de kilomètres séparant La Havane de Santiago, de mercredi à samedi. Côté nord de la place, une photo géante du célèbre "barbudo" couvre la façade du bâtiment au style très stalinien de la Bibliothèque nationale. "Fidel Castro, c'était un peu notre père à tous", explique cet homme. "Il m'a tout donné, la liberté, la dignité", confiait Lourdes Rivera, fonctionnaire à la retraite de 66 ans qui avait apporté un bouquet de glaïeuls.

En vertu du deuil national décrété pour neuf jours, de vendredi à dimanche, les rassemblements et spectacles ont été annulés, les matches de baseball suspendus, les discothèques fermées et la vente d'alcool interdite. Sans me considérer comme opposant, je n'aime tout simplement pas ce système, ni avec Fidel, ni avec Raul.

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