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Hollande rappelle la "nécessité d'être tous à son poste"


Seuls 38% (=) des proches de la gauche pensent que François Hollande est un bon président de la République, alors que Manuel Valls gagne 4 points dans cette tranche de l'électorat à 46%, selon cette enquête pour L'Express, la Presse régionale et France Inter.

"Il y a une accélération du processus parce que François Fillon a été désigné très largement par une primaire très réussie". Stéphane Le Foll a également affirmé qu'une candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche était tout à fait possible "mais à ce moment-là il n'est plus Premier ministre". La parution du livre de confidences (un président ne devrait pas dire ça) a créé un profond désarroi à gauche.

Le sondage réalisé auprès de 965 Français âgés de 18 ans et plus, interrogés via Internet les 28 et 29 novembre, pose une seconde question: "Souhaitez-vous que Manuel Valls démissionne de son poste de Premier ministre pour pouvoir se consacrer à sa candidature?"

Qui peut croire ce boniment?

Mais dans la matinée, les clans respectifs de Hollande et de Valls s'étaient échauffés. Pourquoi avoir plongé le microcosme dans le plus grand désarroi pour ensuite lui administrer un anesthésique? Sans parler du fait que les deux hommes sont censés partager le même bilan. En voyage en Tunisie, M. Valls a mystérieusement déclaré qu'il y avait d'autres voies que la primaire.

Les récentes déclarations du Premier ministre, notamment au Journal du dimanche, ont provoqué l'ire des ténors de la gauche institutionnelle qui dénoncent une situation invraisemblable. "Comme chef de la majorité, ma responsabilité est donc de tenir compte de ce climat", insiste-t-il.

Moins virulent mais tout aussi clair, le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a dressé le même constat sur France 2 en se prononçant "pour la primaire de toute la gauche, pas nécessairement avec la totalité de l'exécutif". Mais il ne renonce pas, pour autant qu'on puisse le déduire de ce que l'on voit et de ce qui se trame.

Ou alors, s'il a décidé de ne pas partir, s'il souhaite jeter l'éponge, au vu des sondages calamiteux et des multiples trahisons qui l'accablent, qu'il fasse cesser au plus vite ce suspens à la fois masochiste et suicidaire pour la gauche, au moment où la droite, de son côté, s'affiche triomphante et rassemblée.

Arrivé avec une demi-heure d'avance sur l'horaire prévu, Manuel Valls a quitté le palais présidentiel, le visage fermé et ses dossiers sous le bras. Quelque chose, qui a le nom d'ambition, l'a fait déraper.

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