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"Il n'y a pas de crise institutionnelle", assure Valls — France


Le premier ministre français Manuel Valls a réaffirmé, lors son entrevue lundi 28 novembre 2016 soir avec le président de la république Beji Caid Essebsi au palais de Carthage, que la France se tient aux côtés de la Tunisie "en cette étape délicate", réaffirmant la volonté de son pays de développer la coopération bilatérale dans tous les domaines, selon un communiqué de la présidence de la république. "Bien entendu", a ajouté la même source.

Aujourd'hui, à mon avis, il aurait plus d'honneur à laisser Manuel Valls, pourquoi pas, se présenter.

Le chef de l'État a rappelé ce mercredi devant les membres du gouvernement la "nécessité d'être tous à son poste, à sa place", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, dans un contexte de tension entre l'Élysée et Matignon.

"Ca n'existe pas, ça ne peut pas s'imaginer sauf dans des esprits qui ont un petit peu tendance à confondre leur ressentiment personnel avec l'intérêt général", a-t-il insisté, avec le président (PS) de l'Assemblée nationale Claude Bartolone en ligne de mire.

Ce dernier, égratigné dans le livre de confidences "Un président ne devrait pas dire ça.", a lancé un pavé dans la mare en évoquant un duel de l'exécutif, en marge d'une réunion de la gauche censée oeuvrer au rassemblement.

"Ce qui a été très clair, c'est que nous sommes en responsabilité, nous avons la conduite de la France".

"Il n'est pas anormal que les socialistes, le président de la République comme le Premier ministre, s'interrogent sur la meilleure équation pour pouvoir gagner la présidentielle", a dit M. Cambadélis. "Discussion oui, crise non", a-t-il ajouté.

Alors qu'une primaire de toute la gauche est prévue fin janvier, plusieurs candidats ont décidé de s'en dispenser, dont le porte-voix de la gauche contestataire, Jean-Luc Mélenchon ou l'ex-ministre de l'Economie "ni de gauche, ni de droite" Emmanuel Macron, tous deux crédités de plus de 10% dans les sondages.

Avant le dénouement de la crise, Stéphane Le Foll avait averti son supérieur hiérarchique: Manuel Valls a "tout à fait la possibilité" d'être candidat, "mais à ce moment-là, il n'est plus Premier ministre".

Le centriste Philippe Vigier a également participé à la fronde anti-Valls: "Dimanche, vous même M. le Premier ministre avez défié le président en transformant la crise de la gauche en une crise de régime".

Soucieux de maîtriser son calendrier, François Hollande s'est donné jusqu'au 15 décembre pour dévoiler ses intentions mais ses proches ne doutent pas de son désir de se lancer dans la course.

"Peut-être y a-t-il des pulsions suicidaires parfois chez certains de nos dirigeants", a ainsi déploré Olivier Faure sur LCP. "Ca aboutit à une image d'affaissement surréaliste (.) Je leur dis: ressaisissez-vous!"

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