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J-6 avant le référendum constitutionnel en Italie


Le président du Conseil italien a laissé entendre qu'il quitterait ses fonctions en cas de rejet. "Dans le scénario du pire, l'ensemble du secteur financier italien, mais aussi européen, s'enfoncerait dans la tourmente". Mais pour l'heure, pas un seul kopeck des cinq milliards d'euros nécessaires a été mobilisé. Ils doutent aussi de la capacité de tout gouvernement italien de mener les réformes structurelles économiques jusqu'au bout.

"Les derniers sondages publiés la semaine dernière, avant une période de " blackout " (la loi italienne interdisant leur publication dans les 15 jours qui précèdent un scrutin), prédisaient une confortable victoire du " non ", pour lequel militent notamment le mouvement eurosceptique Cinq Étoiles, la Ligue du Nord (extrême droite) ainsi qu'une fraction du Parti démocrate de Matteo Renzi.

En supposant que Renzi démissionne de son poste en cas de défaite, le pays entrerait dans une période d'incertitude, et ferait face à des difficultés pour former un gouvernement de transition et se trouver un nouveau Premier ministre.

"Lundi, Matteo Renzi a déclaré que la modification de la Constitution allait mettre fin aux blocages parlementaires et aider à relancer une économie morose".

Avant le référendum décisif pour Matteo Renzi, qui doit faire passer le Parlement de deux à une chambre, des banquiers cités par The Financial Times estiment qu'une victoire du "non" sonnerait le glas pour huit établissements bancaires du pays. "Si le non l'emporte dimanche, il y aura toujours un gouvernement le lendemain, qu'il soit politique, technique, super-technique ou super-politique, a-t-il voulu assurer lundi soir".

Interrogé de son côté sur l'incertitude régnant sur les marchés, alimentée aussi par la situation des banques italiennes, le ministre des Finances, Pier Carlo Padoan, a souligné devant la presse que cette incertitude était normale.

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