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La crise institutionnelle semble écartée — Valls-Hollande


Lors d'une visite à Tunis (Tunisie), il a confirmé en personne qu'il ne pouvait y avoir "aucune confrontation, au..." "Et ce, encore moins entre deux personnalités dont les rapports sont basés sur la confiance". Alors que l'ambiance promettait d'être tendue, l'entourage de François Hollande a fait savoir qu'elle était "tout à fait cordiale et studieuse''".

Après plusieurs jours de mano a mano autour d'une possible candidature du Premier ministre à l'élection présidentielle, François Hollande et Manuel Valls ont tenu à montrer leur unité, s'affichant côte à côte sur le perron de l'Elysée à la sortie du Conseil des ministres et se serrant la main, sourires ostentatoires, sous l'oeil des photographes et des caméras.

Auprès des Français, le Premier ministre devance très largement le chef de l'État: 74% pour le premier contre 22% en faveur du second.

Manuel Valls gagne trois points en un mois et François Hollande en prend un. Pour le chef de l'État, ce sévère jugement est partagé par 83% des Français.

"Ce que fait Valls n'est pas clair car on n'est pas au bout de la séquence", analysait lundi un proche de François Hollande. "Mais c'est le président qui décide, et c'est lui parlera", a-t-il fait valoir.

Après un mano à mano avec le chef de l'Etat tout au long du week-end, Manuel Valls est rentré dans le rang lundi, excluant visiblement de démissionner au nom de son " sens de l'État " et d'affronter le président lors de la primaire organisée en janvier par le PS.

"Ça n'existe pas, ça ne peut pas s'imaginer, sauf dans des esprits qui ont un peu tendance à confondre leur ressentiment personnel avec l'intérêt général", a-t-il dit. A droite, le second tour de la primaire a permis à François Fillon de sortir vainqueur et de représenter la droite à la présidentielle de 2017.

C'est un sondage qui pourrait encore alimenter la crise à la tête de l'exécutif.

"Rien d'irréparable n'a été dit", a-t-il souligné.

Un déjeuner hier entre François Hollande et Manuel Valls a coupé court aux conjectures.

Sur le tarmac de l'aéroport d'Orly, lundi en milieu de journée, quelques parlementaires, sac à l'épaule, se dirigent vers l'avion présidentiel affrété à l'occasion du déplacement du premier ministre à Tunis. A droite, le Premier ministre est le meilleur candidat de gauche pour 86% des sondés.

Ce week-end politiquement embouteillé a aussi vu l'annonce de la candidature à l'Elysée de la représentante du Parti radical de gauche, Sylvia Pinel, et le soutien du Parti communiste au candidat de "France insoumise", Jean-Luc Mélenchon.

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