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L'ONU "horrifiée" par le niveau des violences à Alep


Au moins 32 autres personnes ont été blessées dans ces tirs sur le quartier de Fourqane à Alep-Ouest, selon Sana.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 103 personnes ont été tuées par les bombardements depuis mardi. Or, la situation humanitaire sur place devient de plus en plus préoccupante, alors que l'OMS annonce, ce lundi, que plus aucun hôpital n'est en état de fonctionner dans les quartiers bombardés, où vivent plus de 250.000 civils. Des bombardements que la conseillère américaine, Susan Rice, a condamné, les qualifiant d'"atroces": "le régime syrien et ses alliés, la Russie en particulier, sont responsables des conséquences immédiates et sur le long terme de tels actes".

Dans un entretien publié en début de semaine par le quotidien britannique "The Guardian", M.de Mistura avait suggéré que le gouvernement syrien reconnaisse "l'administration établie de facto" par les rebelles armés dans les quartiers de l'est d'Alep.

Pour le cinquième jour consécutif, des roquettes, des obus et des barils d'explosifs s'abattent dans un bruit terrifiant, en faisant trembler le sol et les immeubles, témoigne le correspondant de l'AFP dans les quartiers est d'Alep. L'envoyé spécial de l'ONU a affirmé avoir fait part à M. Mouallem de "l'indignation internationale" concernant les bombardements du régime, notamment sur les hôpitaux d'Alep-Est. Elle concentre depuis mardi ses frappes sur la province voisine d'Idleb (Nord-Ouest), contrôlée par une alliance de rebelles et de djihadistes.

Damas et Moscou semblent néanmoins déterminés à reprendre, quel qu'en soit le prix, la partie Est d'Alep qui, depuis 2012, échappe au régime de Bachar al-Assad. "Les Nations unies sont extrêmement attristées et horrifiées par la récente escalade des violences dans plusieurs régions de Syrie et appellent toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles", ont déclaré le coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie Ali al-Zaatari et le coordinateur humanitaire régional Kevin Kennedy.

La violence des bombardements a également contraint les écoles d'Alep-Est de suspendre les cours samedi et dimanche pour, selon elles, " la sécurité des élèves et des enseignants après les frappes aériennes barbares ". Les violents bombardements ont provoqué "de lourds dommages aux quelques hôpitaux encore en mesure de fournir des soins médicaux". On y voit en effet des personnels de santé qui récupèrent des nourrissons dans des couveuses, à la hâte, pour tenter de les mettre tous dans un pièce en sécurité, alors qu'une bombe vient d'exploser et de plonger l'hôpital pédiatrique dans le noir et l'horreur. "C'est une erreur stratégique", a commenté M. Ayrault en appelant "la communauté internationale à réagir pour stopper le massacre".

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