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Manuel Valls écarte l'idée d'une démission du gouvernement


Après un week-end d'offensive de Manuel Valls, les deux têtes de l'exécutif se sont retrouvées pour leur traditionnel déjeuner du lundi qui a pris toutefois un tour exceptionnel, se prolongeant pendant deux longues heures.

Candidat mais plus Premier ministre? Manuel valls, lui, est arrivé hors caméras, alors qu'il se murmurait qu'une explication allait avoir lieu après la parution d'une interview incendiaire parue dimanche dans le JDD. Il s'est d'ailleurs envolé dans la foulée pour un déplacement en Tunisie. "Je prendrai ma décision en conscience", a observé Manuel Valls, se gardant donc d'écarter l'hypothèse d'un face-à-face avec François Hollande.

"Il a expliqué qu'il ne pouvait pas y avoir, dans ce moment très précis pour la France, de confrontation politique entre un président de la République et un Premier ministre", a-t-on ajouté.

Pourtant, hors de question pour François Hollande de laisser ne serait-ce qu'un centimètre d'avance à Manuel Valls.

Les deux têtes de l'exécutif, toujours selon l'entourage du chef de l'Etat, ont fait "bien évidemment un tour d'horizon de la situation politique à la suite de la primaire de la droite et du centre" mais ont évoqué aussi "la situation politique à gauche comme ils le font à chaque fois lors de ces déjeuners" et "l'élection présidentielle".

Alors que la tension est de plus en plus palpable avec son Premier ministre, François Hollande a tenu à faire une mise au point ce mercredi lors du Conseil des ministres. La parution du livre de confidences (Ndlr: Un président ne devrait pas dire ça. de Gérard Davet et Fabrice Lhomme) a créé un profond désarroi à gauche.

"Voir le quatrième personnage de l'Etat proposer une crise institutionnelle, mais où va-t-on?", s'était ému lundi matin le député Olivier Faure, porte-parole du PS.

Une explication entre les locataires de l'Elysée et de Matignon s'imposait pour tenter de redonner un cap à une gauche balkanisée, alors même que la droite vient de désigner François Fillon pour la représenter en 2017, à l'issue d'une primaire populaire et incontestée. "Mais la loyauté n'exclut pas la franchise", a-t-il déclaré au journal français ajoutant que face " au désarroi, au doute, à la déception, à l'idée que la gauche n'a aucune chance", il voudrait "casser cette mécanique qui (...) conduirait à la défaite ".

Un déjeuner en tête-à-tête pour éviter une rupture aux allures de "bombe nucléaire", selon la formule d'un soutien de François Hollande.

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