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Obama et Hollande n'assisteront pas aux funérailles — Fidel Castro


Malgré le poids historique de Fidel Castro, l'absence de plusieurs chefs d'Etats à la cérémonie de mardi 29 novembre à La Havane illustre le malaise des gouvernements vis-à-vis de l'héritage de l'ex-président cubain, alors qu'une vingtaine de dirigeants de pays amis seront présents.

Le président François Hollande ne se rendra pas dimanche 4 décembre aux funérailles de l'ancien chef d'Etat cubain Fidel Castro à La Havane.

Fidel Castro, honni ou adulé, peu importe pour Lancara. "C'est un grand leader, on aurait dû décréter 30 jours de deuil, vraiment", s'emportait un citoyen dans le quartier populaire du Cerro, dans le sud de La Havane.

La journée de dimanche s'annonce plutôt calme sur l'île, aucune manifestation officielle n'étant prévue.

Johnston se rendra à Cuba à la demande de Justin Trudeau pour prendre part à l'événement qui se déroulera à la Place de la révolution mardi soir.

De petits groupes se formaient discrètement ça et là dans les rues, notamment aux abords des universités. Emus, ils ont été des centaines de milliers à se presser sur la vaste esplanade de 72.000 m2 où a souvent résonné la voix de ce père de la révolution lors de ses discours tonitruants.

Deuil national oblige, rassemblements et spectacles ont été annulés. Alentour, une discrète présence policière est visible.

Au cours de sa visite, Fidel a affirmé que son père avait toujours souhaité revenir, comme tant de Cubains qui ont encore aujourd'hui des grands-parents espagnols.

"J'ai 60 ans, je n'ai connu que la révolution".

"Conformément à sa volonté, le camarade Fidel sera incinér", a encore ajouté Raul Castro.

Sur le visage de nombreux Cubains, beaucoup d'émotions. Mais depuis un an et demi, il avait recommencé à recevoir chez lui personnalités et dignitaires étrangers.

Mais ils ont déjà prévenu qu'ils reprendraient ensuite leur lutte contre le régime castriste, désormais incarné par le petit frère de Fidel, Raul, 85 ans, au pouvoir depuis 2006.

Le chef du gouvernement canadien a déclaré sa "profonde tristesse" en apprenant la mort du leader cubain.

Toutefois, l'expert estime que ce décès "accélérera probablement les réformes économiques". Du Brésil à l'Argentine, en passant par l'Équateur, la Bolivie ou l'Uruguay: depuis l'élection en 1998 du défunt Hugo Chavez au Venezuela, le "Comandante" assiste, avec satisfaction, au tournant des années 2000, à l'arrivée d'anciens guérilleros et leaders syndicaux à la tête d'une quinzaine de pays latino-américains. Le président américain Barack Obama, pourtant instigateur de ce rapprochement entre les deux ex-ennemis de la Guerre froide, a fait savoir qu'il n'irait pas à La Havane.

Les amis d'Amérique latine.

La mort de Fidel Castro a suscité nombre de réactions, notamment en France.

"On peut dire que c'est un dictateur, mais aussi que c'était un révolutionnaire".

Communiste converti après sa prise du pouvoir en 1959, Fidel Castro a défié 11 présidents américains.

Le secrétaire général Nguyên Phu Trong (centre) rend hommage à Fidel Castro, le 28 novembre à l'ambassade de Cuba à Hanoï. Samedi, le quotidien Granma a publié une édition sans sa traditionnelle encre rouge, comme il l'avait fait après la mort du guérillero Ernesto " Che " Guevara et celle du président vénézuélien Hugo Chavez.

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