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Ouverture d'une enquête sur le rôle de Français


"Au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent, d'autres agents et/ou fonctionnaires français pourraient être appelés à assister l'Organe de poursuite dans le même sens", a détaillé le communiqué de la justice rwandaise.

Veuillez vous connecter pour lire l'intégralité. Une décision qui pourrait à nouveau tendre les relations diplomatiques avec Paris.

Devant la commission défense de l'Assemblée nationale le 16 novembre, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait lui réaffirmé son intention de "défendre sans concession l'honneur des militaires français lorsqu'ils sont injustement accusés".

La tension entre les deux pays a notamment pour origine le rôle de la France, qui était alliée du régime hutu de Juvénal Habyarimana, avant le génocide.

Parmi eux, figureraient le général Jacques Lanxade, ancien chef d'état-major de l'armée française, et le général Jean-Claude Lafourcade, qui commandait la force Turquoise déployée le 22 juin 1994 au Rwanda sous mandat de l'ONU.

La CNLG, une commission mis en place par les autorités du pays avait indiqué dernièrement que la récente décision française de relancer l'enquête sur l'attentat contre l'avion de Habyarimana le 6 avril 1994, " vise à camoufler " la responsabilité de l'armée française dans le génocide et dresse une liste de 22 officiers supérieurs français qu'elle accuse de complicité mais aussi de participation aux massacres.

L'attentat contre l'avion présidentiel, au cours duquel fut tué le président hutu Habyarimana, est considéré comme l'événement déclencheur du génocide, qui a duré environ cent jours en avril et juillet 1994 et fait plus de 800 000 victimes, en particulier des Tutsis tués à la machette par les Hutus.

Mais la relation houleuse entre les deux pays a pris un nouveau tournant depuis que la justice française a rouvert une enquête afin d'entendre le témoignage d'un ancien chef d'Etat-major rwandais, qui accuse l'actuel président Paul Kagame d'avoir été l'instigateur de l'attentat contre M. Habyarimana. Au moment du génocide, la France avait été accusée d'avoir utilisé ses moyens diplomatiques pour bloquer toute action.

Face à ces différentes accusations, les responsables français insistent sur le fait que la responsabilité de ne pas avoir empêché le génocide doit être partagée par l'ensemble de la communauté internationale.

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