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Radiographie d'un scrutin inédit — Fillon-Juppé


Le large plébiscite de l'ancien Premier-ministre de Nicolas Sarkozy, qui lui avait apporté son soutien à la suite de son élimination au premier tour, scelle la victoire d'une ligne idéologique conservatrice et libérale face au " libéralisme humaniste " incarné par Alain Juppé. Le verdict sorti du second tour des primaires de ce 27 novembre 2016 en a décidé ainsi. Après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, il est nommé premier ministre et garde son poste pendant cinq ans, jusqu'à la fin du mandat en 2012.

Sylvain Crépon, sociologue l'université François-Rabelais de Tours, fait une analyse proche: "il y a toute une partie d'un électorat assez droitier, traditionaliste, et Fillon peut mordre sur cet électorat". Au contraire, ceux de Nathalie Kosciusko-Morizet ont opté majoritairement pour Alain Juppé (61 %, OpinionWay), suivant ainsi les recommandations de leur candidate de 1er tour.

4,4 millions de votants au 2ème tour.

Il a par exemple rassemblé dans le Var 79,4% des suffrages, soit plus de dix points de plus qu'au niveau national, et réalisé des scores du même ordre dans le Vaucluse (73,3%), les Alpes-Maritimes (77,4%) ou le Pas-de-Calais (73%).

Alain Juppé plaidait pour des réformes profondes mais sans brutalité et définissait l'identité de la France dans sa diversité. Rallié à François Fillon, le parlementaire voit en celui qui va incarner la droite en 2017 un "candidat incontestable". Cette campagne lui a permis de mobiliser les militants dans les grandes villes comme les départements ruraux. 62 % des électeurs du second tour ont voté en fonction de son projet (Harris) et 60 % " parce qu'il fait les meilleures propositions " (OpinionWay).

Son triomphe est sans partage même si, parfois, Alain Juppé le talonne comme à Carrières-sur-Seine (50,42 % pour Fillon; 49,58 % pour Juppé), à Sartrouville (50,96 %-49,08 %), à Chanteloup-les-Vignes (50,81 %-49,19 %) ou à Limay (50,75 %-49,25 %). La situation économique et l'emploi ont été les principales motivations des électeurs des deux candidats (52 % et 53 %).

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Les centristes veulent discuter au plus vite avec François Fillon. Le maire de Bordeaux ne le devance sur aucun des 12 critères sur lesquels les électeurs étaient interrogés (honnête, dynamique, dit la vérité.).

Au premier tour de la primaire, François Fillon était arrivé dans 87 des 101 départements français.

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