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Seita va fermer à Riom


En même temps que le site de Riom (239 salariés), un centre de recherche situé à Fleury-les-Aubrais dansle Loiret (87 salariés) cessera lui aussi toute activité au second semestre 2017.

"Consciente de ses responsabilités sur le plan humain et social, Seita s'engage dès à présent dans un processus de recherche de repreneurs pour les sites de Riom et de Fleury-les-Aubrais". La filiale française du cigarettier britannique Imperial Tobacco a assuré qu'elle s'engageait à chercher des repreneurs et des solutions de reconversion qui permettraient de sauver des emplois.

"245 postes sont concernés à Riom, affirment les délégués CGT". Mais il fallait s'y attendre vue la baisse des volumes.

Selon Seita, entre 2002 et 2015, le nombre de fumeurs a diminué de 37 % en Europe.

La Seita, Société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes, a annoncé le 29 novembre, la fermeture de sa dernière usine en France continentale, située à Riom, dans le Puy-de-Dome. À Riom, l'usine, numéro 2 du marché du tabac, fabriquait les paquets de Gauloises, News, JPS et Royal. Il ne reste plus qu'à Seita, une petite usine de cigarettes à Furiani (Haute-Corse) qui ne produit que pour le marché local, la Macotab (Manufacture corse de tabacs). Les gens sont un peu abasourdis.

"Alors que l'industrie du tabac subit de plein fouet " des législations européennes anti-tabac qui ne cessent de se durcir ", Seita a mis en avant dans un communiqué " la chute continue de ses ventes dans ses principaux marchés " et un " déficit de compétitivité vis-à-vis de ses concurrents, implantés majoritairement dans les pays de l'Est où les coûts de production sont nettement inférieurs " pour expliquer ces fermetures.

En France, "le chiffre d'affaires de Seita a diminué de 24% entre 2013 et 2016 (soit une perte de 227 millions d'euros) et l'entreprise a perdu 7 points de parts de marché entre 2009 et 2016", dit la filiale française. Elle déclare qu'elle poursuivra la recherche de repreneurs pendant une " durée pratiquement deux fois supérieure à celle prévue par la loi Florange ", soit l'ensemble de la procédure officielle de consultation des instances représentatives du personnel sur le projet de cessation des sites, à partir de mars 2017.

Dès la fermeture de l'usine, la fabrication des paquets de cigarettes jusqu'alors assurée à Riom devrait être transférée en Pologne et en Allemagne.

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