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"Situation effrayante" des civils à Alep-Est — Syrie


Le 27 novembre, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait estimé que près de 10 000 personnes avaient fui durant le week-end Alep-Est, dont 6.000 vers la petite enclave de Cheikh Maqsoud contrôlée par les forces kurdes, et le reste vers les zones gouvernementales.

Alliée de l'opposition, la coalition internationale menée par Washington qui lutte contre l'EI a reconnu mardi avoir mené par erreur un bombardement sur des forces loyalistes en septembre dernier près de Deir Ezzor, une ville de l'Est divisée entre secteurs aux mains de l'EI et quartiers contrôlés par le régime.

Submergés par l'offensive de l'armée syrienne et de ses alliés, les groupes rebelles ont fini par céder dans le nord-est d'Alep. Selon son directeur, Rami Abdel Rahmane, "c'est le premier exode de ce genre" dans cette zone depuis quatre ans.

De violents combats se poursuivent dans le même temps dans le quartier stratégique de Sakhour, dont la prise permettrait au régime de couper définitivement Alep-Est en deux, et dans celui de Haydariyé. Selon les médias officiels, ceux qui se réfugiaient dans les zonez gouvernementales ont été emmenés "par l'armée vers des lieux sûrs".

Face à cette "catastrophe humanitaire", la France a demandé que le Conseil de sécurité se réunisse "immédiatement" pour permettre notamment un accès sans entrave de l'aide humanitaire.

Alors que la communauté internationale s'avère incapable de trouver une solution au conflit, Yasser Al-Youssef a accusé le régime et ses alliés russe et iranien "d'annihiler la révolution (.) et d'appliquer la politique de la faim et de la soumission, au su et au vu de l'ONU, sans aucun égard pour le droit international".

Des civils cherchent des victimes dans les décombres après un bombardement de l'armée syrienne à Alep le 9 juin 2016. La capture, samedi, de Massaken Hanano, est le plus important succès militaire de l'armée syrienne depuis le début de sa violente offensive le 15 novembre visant à reprendre coûte que coûte le secteur Est d'Alep qui lui échappe depuis 2012 et qu'elle assiège depuis quatre mois. Elle "est déterminée à poursuivre ses efforts, d'abord dans les quartiers adjacents de Massaken Hanano, puis en nettoyant complètement les quartiers est", poursuit le journal. Une cité connue dans le monde entier, dont le centre-ville est classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité.et qui est aujourd'hui l'un des principaux champs de bataille de la guerre qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011. Elle est devenue au fil des années de plus en plus complexe, avec l'implication de forces étrangères et de groupes jihadistes.

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