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Très violents combats et pluie de bombes sur Alep — Syrie


"Le temps est compté" pour éviter "un écroulement" des quartiers rebelles d'Alep, a prévenu ce week-end l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura.

Soutenues par d'intenses bombardements aériens, les troupes gouvernementales consolidaient lundi leurs positions après être entrées la veille pour la première fois dans le quartier de Massaken Hanano, dans le nord-est d'Alep, selon l'OSDH.

Selon le plan de l'ONU, en contrepartie, les centaines de djihadistes devaient quitter ce secteur, où plus de 250.000 civils vivent assiégés depuis quatre mois. Elles contrôlent l'ouest de cette cité au riche passé historique et qui est devenue un enjeu majeur de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis 2011.

"Il faut que les institutions de l'Etat reviennent à Alep-Est", a aussi indiqué M. Mouallem, précisant que M.de Mistura n'avait pas évoqué durant la réunion de date pour la reprise du dialogue intersyrien. L'ONU s'était déclarée samedi "extrêmement attristées et horrifiées par la récente escalade des violences dans plusieurs régions de Syrie", appelant "toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles".

Les écoles d'Alep-Est ont annoncé dans un communiqué qu'elles suspendaient les cours samedi et dimanche, "pour la sécurité des élèves et des enseignants après les frappes aériennes barbares".

"On lui a dit qu'on rejetait complètement cette (idée)", a indiqué le ministre syrien, se demandant comment "est-il possible que l'ONU vienne récompenser les terroristes", terme utilisé par Damas pour désigner rebelles opposés à son autorité et jihadistes.

Les Casques blancs, ces secouristes en zone rebelle, ont publié samedi sur leur page Facebook des vidéos et des photos témoignant de la violence des bombardements.

Les structures de secours ont aussi été durement affectées par cette pluie de bombes, plongeant les habitants des quartiers est dans une situation de plus en plus dramatique.

Vendredi, un bombardement sur le quartier rebelle de Maadi a mis hors service un des derniers hôpitaux d'Alep-Est après l'avoir détruit partiellement.

Depuis mardi, des centaines de civils auraient péri selon l'OSDH.

Par ailleurs, le dernier hôpital pédiatrique encore en fonction a été évacué vendredi après avoir été endommagé deux jours plus tôt par des barils d'explosifs, selon l'ONG Association des docteurs indépendants (ADI) qui gère l'établissement.

Depuis mardi, un déluge de roquettes, d'obus et de barils d'explosifs s'abat sur le secteur est d'Alep, aux mains des opposants du régime et des jihadistes depuis 2012.

Les forces du régime "entendent combiner bombardements aériens et famine résultant du siège pour obtenir une reddition des rebelles", estime Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie et professeur à l'université d'Edimbourg.

Damas et Moscou semblent déterminés à reprendre coûte que coûte la partie est d'Alep.

Dans la région septentrionale de Raqa, la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) progressait dans le désert vers la " capitale " de facto de l'EI en Syrie.

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