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Tunisia 2020 : Signature d'une trentaine d'accords et conventions


Aujourd'hui et demain, hommes d'affaires, investisseurs et politiques en provenance d'une quarantaine de pays se donnent rendez-vous en Tunisie, hôte d'une conférence internationale d'envergure, " Tunisia 2020 ". Dans un autre registre, les grands bailleurs de fonds "partenaires traditionnels de la Tunisie" -Banque mondiale, Banque européenne d'investissement, Banque africaine de développement etc. - seront également de la partie.

A travers sa structure dédiée à l'international; "CONECT INTERNATIONAL" la Confédération a lancé au cours des derniers mois une large campagne internationale d'information et de sensibilisation sur les opportunités de partenariat qu'offre la Tunisie et l'importance de la Conférence Internationale d'Investissement que le pays organise fin novembre 2016.

Entre autres, le Qatar a annoncé l'octroi de 1,25 milliard de dollars, l'Arabie saoudite avec 800 millions de dollars, le Fonds arabe pour le développement économique et social pour 3,3 milliards de dollars, la Banque européenne pour l'investissement pour 2,5 milliards d'euros, le Fonds d'investissement du Koweït pour 500 millions de dollars, l'Union européenne pour 300 millions d'euros pour 2017, la France avec des investissements annuels de 250 millions d'euros pour une période s'étalant sur cinq ans, le Canada pour 24 millions de dollars canadiens.

"L'idée c'est de sortir de la conférence avec la destination Tunisie remise sur la carte de l'investissement en Méditerranée", explique à l'AFP Fadhel Abdelkéfi, le ministre de l'Investissement et de la coopération internationale. A ce titre, un nouveau code de l'investissement, qui doit permettre "une simplification des procédures" administratives, entrera en vigueur au 1er janvier, après des années d'attente.

Croissance et compétitivité (BERD): programme multi-pays d'une enveloppe globale de 105 millions d'euros dont 42 millions d'euros pour la Tunisie.

S'ajoute à cela l'assistance technique ayant pour but de faciliter l'avancement dans les chantiers de réformes, surtout au niveau de l'amélioration de l'attrait de la Tunisie en tant que destination pour des investissements étrangers.

Il proclame régulièrement que la Tunisie est en état d'urgence sécuritaire -du fait des menaces jihadistes- mais aussi sur le plan économique.

"Nous luttons au quotidien et sommes en train de faire évoluer l'arsenal juridique et législatif qui était un peu en retard", explique à l'AFP le chef du gouvernement Youssef Chahed.

La conférence de Tunis s'achèvera mercredi.

Mais sa mise en œuvre suppose de trouver 25 milliards d'euros qu'un État tunisien surendetté est incapable de mobiliser. Mais la Tunisie compte aussi en profiter pour promouvoir des secteurs d'avenir comme l'économie numérique, la santé ou les énergies renouvelables. Ce nouvel apport de l'AFD viendra s'ajouter à un plan d'aide, décidé l'an dernier par Paris, qui devra injecter dans l'économie tunisienne un milliard d'euros, près de 2,5 MDT, jusqu'en 2020... Un cadeau pour le président Béji Caïd Essebsi qui célébrait ce même jour ses 90 ans?

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