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Valls rentre dans le rang et exclut de démissionner


Le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent a accusé mardi François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron d'être "les premiers responsables" de la division de la gauche. Au menu de ce repas hebdomadaire: la présidentielle.

Le Premier ministre a ensuite assuré, en réponse à une autre question, que ses rapports avec François Hollande étaient empreints de " respect, confiance, loyauté, franchise ".

Finalement, la tension est retombée à la tête de l'exécutif au terme de ce déjeuner qui a donné lieu à une franche explication, sans doute teintée d'ironie lorsqu'on connaît les deux hommes.

Après un mano à mano avec M. Hollande tout au long du week-end, M. Valls est rentré dans le rang lundi, excluant visiblement de démissionner au nom de son " sens de l'État " et d'affronter le président lors de la primaire organisée en janvier par le PS. Impossible aussi d'envisager dans ces circonstances une "confrontation politique" dans le couple exécutif à l'occasion de la primaire organisée par le PS. Manuel Valls a ainsi désamorcé, au moins provisoirement, la bombe qu'il avait lui-même lâchée au cours du week-end. Si le repas s'est déroulé dans "une ambiance tout à fait cordiale et studieuse" selon l'entourage du chef d'Etat, sur Twitter, les internautes sont plus dubitatifs... De même, certains poids lourds du gouvernement auraient conseillé à Hollande de se séparer de Valls. Dans le proche entourage du Premier ministre, on ne cachait pas que l'objectif était de tenter de convaincre l'hôte de l'Elysée qu'il courait à la catastrophe électorale au vu de la dégradation de son image fonctionnelle et personnelle. Manuel Valls a ainsi laissé comprendre qu'il écartait toute démission de Matignon, surtout au "moment précis où la France fait face à la menace terroriste".

Italie : le référendum, source d'instabilité
Des membres du cortège, qui défile sous haute surveillance policière, ont jeté des oeufs contre la banque d'Italie. Cela devrait, selon les partisans de la réforme, conduire à plus de stabilité politique dans le pays.

A l'origine de cette nouvelle passe d'armes: une interview donnée par le Premier ministre au "Journal du Dimanche": Manuel Valls s'y est livré à une critique en règle du chef de l'Etat: "La loyauté n'exclut pas la franchise, assumait-il".

"Ça n'existe pas, ça ne peut pas s'imaginer sauf dans des esprits qui ont un petit peu tendance à confondre leur ressentiment personnel avec l'intérêt général", avait-il insisté, avec le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone dans son viseur. " Parce que de toute façon ma conception des institutions, c'est l'engagement et la loyauté ", a-t-il répondu au chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob, qui lui demandait s'il était candidat à la présidentielle. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

De son côté, Guillaume Goubert juge dans La Croix qu'il est "très urgent que le chef de l'État fasse connaître sa décision de se représenter ou non", cela pour "préserver autant que faire se peut le bon fonctionnement des institutions jusqu'au printemps prochain".

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