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Quatre morts, la piste du "terrorisme islamiste" privilégiée — Londres


Un agent de sécurité du parlement est mort poignardé et l'agresseur a été abattu sur le champ devant le Parlement de Westminster, alors que les députés ont été confinés à l'intérieur du bâtiment par mesure de sécurité.

Les passants s'affolent, certains se ruent dans le métro le plus proche, la police se déploie en masse, le Parlement se barricade, la Première ministre Theresa May quitte à grande vitesse le Parlement.: la panique s'empare du centre de Londres. Parmi elles, trois adolescents venus de la ville française de Concarneau, dont deux seraient dans un état grave. Deux ressortissants roumains ont également été blessés, a annoncé Bucarest, ainsi que cinq touristes sud-coréens, d'après l'agence Yonhap, et un Portugais, selon le gouvernement portugais.

Les présidents français François Hollande et américain Donald Trump ont appelé Theresa May, et la Tour Eiffel a été éteinte à minuit en hommage.

"Nous n'avons pas peur et notre détermination ne faillira pas face au terrorisme", a également ajouté Mme May, qualifiant l'attentat d'"attaque contre la liberté".

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis les attentats-suicides revendiqués par des sympathisants d'Al-Qaïda qui avaient fait 56 morts le 7 juillet 2005 dans les transports en commun londoniens. Une dizaine de personnes au moins ont été blessées.

Une femme, grièvement blessée, a été repêchée dans la Tamise. Ce policier de 48 ans était stationné devant l'une des entrées du Parlement de Westminster quand l'assaillant a tenté d'y pénétrer, après avoir abandonné sa voiture-bélier contre les grilles de l'édifice.

Le tweet choquant de Trump Jr. au maire de Londres
Et s'est fait remettre en place par les internautes et un parlementaire outrés. On était habitué aux tweets furax et maladifs de Donald Trump.

L'agresseur a été touché par balle, au moment où il essayait de s'attaquer à un deuxième policier. Les secouristes ont essayé de réanimer l'assaillant qui est décédé à l'hôpital. L'attaque de Londres n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle de Berlin ayant eu lieu en décembre dernier.

"Nous étions en train de prendre des photos de Big Ben lorsque tout le monde s'est mis à courir, nous avons vu un homme d'une quarantaine d'années portant un couteau d'environ 20 centimètres". Je n'ai entendu que deux coups de feu.

"J'ai vu trois corps allongés sur le sol et énormément de policiers. J'ai communiqué par mail auprès des parents pour leur dire que les nouvelles étaient rassurantes pour les élèves", a-t-il déclaré auprès de Ouest France, admettant tout de même qu'il était "particulièrement choqué" par ce drame. L'attraction touristique a été fermée pour le reste de la journée. Selon le porte-parole de Scotland Yard, il n'y aurait qu'un seul assaillant. Il était présent sur le pont de Westminster au moment de l'attaque, avec 35 autres camarades, et dit avoir été pris en charge par des psychologues. Parmi ces derniers, figurent trois lycéens français.

"Je ne vais pas faire de commentaires sur l'identité de l'assaillant (.), mais nous privilégions la piste du terrorisme islamiste", a déclaré mercredi soir Mark Rowley.

Ce niveau est fixé depuis août 2014 à " grave ", quatrième sur une échelle de cinq.

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