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Karine Berger attend "une réaction" après l'annonce de Le Drian — PS


"Il y a deux gauches aujourd'hui en France vis-à-vis desquelles je veux prendre mes distances", a-t-il affirmé, visant tour à tour ses adversaires Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Alors que l'entourage de M. Macron admet que le candidat présente quelques faiblesses sur les questions régaliennes, le renfort de M. Le Drian, qui suit celui de Dominique Perben, ex-ministre de la Justice de Jacques Chirac, conforte son image.

"Emmanuel Macron est le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes", clame-t-il aussi en vantant "le volontarisme (...) et le pragmatisme" du candidat. Il "est pragmatique, réaliste, capable de proposer une Europe créatrice, une Europe qui protège, une Europe de la solidarité". Il est le premier ténor du gouvernement à rejoindre l'ancien ministre de l'économie.

Jean-Yves Le Drian a annoncé jeudi à des élus du Conseil régional de Bretagne qu'il apportait son soutien à Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle, ont indiqué à l'AFP plusieurs proches du ministre de la Défense. De quoi apporter de l'eau au moulin des ses opposants qui remettent en cause sa capacité à former une majorité crédible et donc à gouverner. "Baisser l'ISF, augmenter la pression sur les chômeurs, baisser le nombre de fonctionnaires, faciliter le licenciement, ça, ça n'est pas la gauche", assure-t-il.

Soutien d'Emmanuel Macron, Jean-Paul Delevoye est le président de la Commission nationale d'investiture du mouvement "En Marche!".

Marine Le Pen à Moscou
Selon Ludovic de Danne, un conseiller de Mme Le Pen qui l'accompagnait, l'entretien a duré une heure et trente minutes. Marine Le Pen lors de sa venue à la Chambre basse du Parlement russe à Moscou, en Russie, le vendredi 24 mars 2017.

Jean-Yves Le Drian voit dans le programme de Benoît Hamon "un projet utopique". De nombreux élus socialistes des Hauts-de-France, fédération importante pour le Parti socialiste, le suivent et sont en accord avec sa démarche.

Ces défections régulières, souvent de poids lourds du parti, semblent mettre Benoît Hamon dans l'embarras. "Je ne m'attendais pas à autant de trahisons". Pas de moi mais d'une histoire, de ce que nous représentons, de la place qui doit être celle de la gauche. Et rappelle la légitimité qu'il tire de la primaire de janvier. Et d'ajouter: "Dans une élection on respecte le verdict d'une élection, on respecte la parole donnée".

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense.

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