Tanitnews

Attentat Paris: l'auteur était l'objet d'une enquête antiterroriste


"Il a ouvert le feu sur des policiers sachant qu'il allait se faire tuer par eux", estime une source proche de l'enquête. A l'issue de sa garde à vue, il est relâché, faute d'éléments, selon une source proche de l'enquête.

Karim Cheurfi avait déjà été condamné en 2005 à 15 ans de réclusion pour tentatives d'homicide volontaire: en 2001, il avait blessé grièvement par balles un élève gardien de la paix et son frère, après une course-poursuite. Il avait été condamné en juillet 2014 à Meaux pour ces nouveaux faits à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans de sursis avec mise à l'épreuve. "Il n'y avait à l'époque aucun signe de radicalisation, on avait plutôt à faire à quelqu'un de très solitaire et d'introverti, avec de gros problèmes de communication".

"Les investigations vont désormais s'attacher à déterminer le contexte précis du passage à l'acte de Karim Cheurfi, les conditions dans lesquelles il s'est procuré ses armes (.) et les éventuelles complicités dont il aurait pu bénéficier", a dit le procureur de Paris à la presse. Trois membres de son entourage étaient interrogés en garde à vue vendredi matin.

La fusillade, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) à l'origine de la plupart des attentats qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France, a blessé deux autres policiers et une touriste allemande selon une source policière.

Mais l'attaque des Champs-Elysées pose également la question, aux yeux des syndicats, des remises de peine pour des détenus dont les chances de rédemption sont extrêmement faibles.

Le camp de migrants de Grande-Synthe détruit par un incendie
Dans la nuit, plus de 1200 personnes ont finalement été "hébergées en urgence dans les salles communales", selon les ministères de l'Intérieur et du Logement.

D'autant qu'un avis de recherche belge, visant un homme portant le même prénom que celui de la revendication de l'EI, avait été transmis jeudi "aux services français". Probablement pas. Le porte-parole du Ministère de l'intérieur, Pierre-Henry Brandet, a annoncé ce vendredi que les autorités françaises enquêtaient sur un suspect signalé par la Belgique, pouvant correspondre au profil annoncé par Daech.

Le policier tué dans l'attaque, Xavier Jugele, avait 37 ans. Des policiers ont été pris pour cible par des tirs vers 21h jeudi soir. Marine Le Pen "cherche comme après chaque drame à en profiter pour instrumentaliser et diviser, elle cherche à exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes".

Sur le même ton, le conservateur François Fillon a appelé à être "lucide" sur une "guerre qui sera longue" et a de nouveau dénoncé le "totalitarisme islamique". "Comment croire sur ce sujet un candidat qui lorsqu'il était Premier ministre en avait supprimé 13.000 dans les forces de sécurité intérieure?", a accusé le Premier ministre lors d'une déclaration sur le perron de Matignon.

Dans sa revendication jeudi soir, l'organisation EI a présenté l'auteur de l'attaque comme "Abu Yussef le Belge".

Articles Liés

Commentaires