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La CGT et la CFDT ne défileront pas ensemble le 1er mai


Contexte électoral oblige, l'édition 2017 revêtira une coloration encore plus politique qu'à l'accoutumée. "La CGT ne croit pas en l'Homme providentiel et c'est la raison pour laquelle elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d'expression et d'intervention dans toutes les entreprises et les services", souligne-t-elle, appelant "à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d'expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l'égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale". Un mot d'ordre: battre le pavé pour dénoncer l'idéologie du FN, qui organise de son côté son traditionnel défilé du 1er mai. Et c'est sa numéro 2, Véronique Descacq, qui a annoncé ce mardi que cette ligne ne convient pas à la CGT.

Le texte actuellement en discussion est "un appel unitaire à mobilisation le 1er mai".

Véronique Desacq a ajouté que la CFDT pourrait toutefois défiler avec l'Unsa, mais également de la Fage, le syndicat de la jeunesse. Après l'échec de la réunion intersyndicale, l'ambiance est désormais très tendue entre la CGT et la CFDT. Les divergences autour du mot d'ordre de la manifestation n'ont pas été dépassées.

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Elle a brocardé devant la presse "le vieux front républicain tout pourri" qui "essaie de se coaliser" contre elle. Par cette prise de position François Hollande appelle à se mobiliser contre Marine Le Pen .

Cette fois-ci encore, la poussée du Front national n'a touché qu'à la marge les salariés proches d'un syndicat.

C'est au tour de la CGT de se prononcer sur le second tour de l'élection présidentielle, en appelant dans un communiqué (à lire ici) à "faire barrage à l'extrême droite" et à "lutter pour le progrès social et la démocratie".

Plusieurs organisations syndicales dénoncent l'instrumentalisation de la misère sociale d'une candidate qui se présente en défense des laissés-pour-compte alors qu'elle incarne avant tout celui d'un nationalisme exacerbé "qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme", d'après Solidaires.

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