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Marine Le Pen : "Nous pouvons gagner, nous allons gagner"


Au lendemain du "choc" de l'élimination du premier tour de la présidentielle, les responsables des Républicains se réunissaient lundi pour tirer les enseignements d'un "gâchis".

"La présence de l'extrême droite fait une nouvelle fois courir un risque pour notre pays (.) Face à un tel risque, la mobilisation s'impose et la clarté des choix". Si c'est ça que les Français veulent, pas de problème, qu'ils choisissent M. Macron! Un effet direct du fameux "front républicain" qui voit dirigeants de la droite et de la gauche classiques se prononcer en faveur du candidat opposé à la championne frontiste. François Fillon est éliminé du deuxième tour avec 20,01%.

La candidate, qui a fait une percée inédite dans les outre-mer, a également expliqué sa stratégie pour gagner de nouveaux électeurs lors de l'entre-deux-tours.

Le défi des deux qualifiés au second tour de la présidentielle est désormais de rassembler.

Critiqué pour avoir fêté le résultat du premier tour à La Rotonde, une brasserie du quartier de Montparnasse, le candidat d'En Marche! pourrait tenir un meeting dans sa ville natale d'Amiens avant le 7 mai. Vote blanc? Peut-être. Vote Marine Le Pen camouflé?

M. Macron a enregistré de nombreux ralliements dont celui, immédiat, de Benoît Hamon pour "faire barrage à l'extrême droite" même si le candidat socialiste a estimé que son rival victorieux "n'appartient pas à la gauche".

Faustine Bollaert quitte M6
La chaîne publique a fait un gros coup en recrutant l'une des animatrices star de la chaîne M6. Selon Ozap, Faustine Bollaert participerait à la refonte des après-midi de France 2 .

Si Marine Le Pen gagne, scénario "catastrophique", les patrons resteront, a déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, assurant que "ce sera de la résistance active pour éviter le pire". La présentatrice Marie-Sophie Lacarrau a alors dû interrompre sa collègue pour lui rappeler que ce n'était pas encore gagner pour Emmanuel Macron. D'une part, en se mettant en congé de la présidence de son parti, façon pour elle de se "présidentialiser" un peu plus.

Arrivé en tête avec 24,01% des suffrages, Emmanuel Macron a consacré l'essentiel de son lundi aux "négociations politiques" en vue d'une majorité aux législatives.

Le conservateur François Fillon, plombé par le scandale autour des emplois fictifs présumés au profit de sa famille, a enregistré une humiliante défaite, à 19,91% des voix, et décidé de redevenir un simple militant. Le refus de Jean-Luc Mélenchon d'appeler à voter Macron dimanche a ouvert une brèche.

Mme Le Pen veut d'ailleurs y croire après son résultat "historique".

La Bourse de Paris, galvanisée par l'anticipation d'une victoire de l'ancien ministre de l'Économie, voyait les valeurs bancaires bondir pour certaines de quelque 10%.

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