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Hollande demande aux ministres de s'engager pleinement dans la campagne


Avantage pour la candidate FN, son électorat est plus motivé et sûr de son choix de second tour que celui d'Emmanuel Macron qui a souvent fait office de candidat "par défaut" au premier tour.Inconvénient, elle dispose de peu de réserves de voix et devra convaincre des électeurs bien au-delà de son électorat traditionnel.

Marine Le Pen voit dans le scrutin une opposition des "patriotes" contre les "mondialistes" et Emmanuel Macron une opposition des "patriotes" contre les "nationalistes" représentés selon lui par la candidate du FN. Plus d'un électeur sur quatre (27%) a choisi son candidat entre le samedi et le dimanche, veille d'élection.

La Manif pour tous, fer de lance de l'opposition à la loi sur le mariage homosexuel, a appelé mardi à s'opposer à Emmanuel Macron, "candidat ouvertement anti-famille".

Il l'a promis avant le premier tour de la présidentielle.

Comme beaucoup d'autres avant lui, Jean-Marie Le Pen n'hésite pas à attaquer Emmanuel Macron sur sa vie privée.

Emmanuel Macron, lui, est en déplacement dans la Somme et le Pas-de-Calais. Même le patron du Ps qui le soutient au second tour n'est pas sans reproche envers le candidat d' "En Marche!". La députée européenne garde une prééminence puisque 39% des ouvriers ont glissé un bulletin Le Pen dans l'urne, loin devant Mélenchon et Macron.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron, pôles contraires — Présidentielle en France
Au lendemain du premier tour de la Présidentielle française 2017, François Hollande est sorti de sa réserve. Le 1er mai, les traditionnelles manifestations syndicales risquent d'avoir pour thème l'opposition au FN.

Voter Macron, "ce n'est pas un chèque en blanc", a souligné le secrétaire général du Parti communiste, Pierre Laurent.

"Je pense qu'il convient d'être extrêmement sérieux et mobilisé, de penser que rien n'est fait parce qu'un vote ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte", a déclaré le président sortant, en marge d'un déplacement dans l'ouest de la France. Face au "risque" de l'extrême droite, il n'a visiblement pas totalement convaincu par la façon dont il aborde le second tour, et le principal danger qui le guette est, sans doute, l'excès de confiance devant un adversaire plus aguerrie et plus expérimentée en politique.

Pléthore d'électeurs mélenchonistes y expriment leur rejet viscéral de l'extrême droite mais aussi du candidat centriste Emmanuel Macron, ancien banquier jugé ultra-libéral, qui continuera selon eux à faire progresser le vote Front National, le parti de Marine Le Pen, en accroissant les inégalités. François Fillon, troisième avec 20,01 %, est talonné par Jean-Luc Mélenchon (19,58 %).

Le bureau politique a avalisé lundi soir un texte de compromis en appelant à "voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l?élection présidentielle", sans appeler à voter Macron. Le slogan "Ensemble, la France!" traduit une volonté affichée depuis le début de la campagne de rassembler. Manuel Valls, partisan d'un rapprochement avec En Marche! dans le cadre d'une future majorité, a ainsi prévenu devant ses proches que "personne ne peut nous exclure du PS" à cause du soutien à M. Macron.

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