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Paris: une "marche de la colère policière"


Xavier Jugelé, 37 ans, a été tué jeudi de deux balles dans la tête par Karim Cheurfi, qui a blessé deux autres policiers ainsi qu'une Allemande avant d'être tué à son tour.

La marche a commencé par une minute de silence suivie d'applaudissements. "Des ouvriers de la police nationale", a déclaré Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP FO.

"Cette haine, Xavier, je ne l'ai pas parce qu'elle ne te ressemble pas, parce qu'elle ne correspond en rien à ce qui faisait battre ton coeur, ni ce qui avait fait de toi un gendarme puis un gardien de la paix", a poursuivi son compagnon.

Aux cris de "Policiers attaqués, société en danger", "Rythme infernal, besoin d'une vie sociale" ou encore "Reconnaissance pour la police en France", les policiers veulent faire entendre leurs revendications aux deux candidats au second tour et rendre hommage à "Xavier et à tous nos collègues lâchement assassinés dans la guerre contre Daech", a dit M. Lefebvre. Les autres syndicats n'avaient pas appelé au rassemblement.

Unité-SGP FO est le deuxième syndicat de gardiens de la paix.

Eurofighter: Airbus accuse Vienne de "rhétorique électorale"
Après l'annonce de l'ouverture de cette enquête, l'action Airbus a néanmoins terminé stable à 74,09 euros en Bourse de Paris, dont l'indice CAC 40 a gagné 0,2%.

Les manifestants ont allumé des fumigènes, entonné une "Marseillaise" et marché au son d'un tambour jusqu'au 102 avenue des Champs-Elysées, là où Xavier Jugelé a été tué.

"Ca fait 21 ans que je suis policier et j'ai vu la situation se dégrader", a expliqué à l'AFP un des manifestants, un brigadier qui préfère rester anonyme et porte un badge "policiers surmenés" sur le torse. "On a rendu hommage à tous les policiers abattus et tués en service. Dans la police secours, c'est un week-end toutes les six semaines", déplore le secrétaire général. Ce dernier réclame ainsi la possibilité de passer à un rythme de travail qui permet aux agents d'avoir un week-end sur deux de libre: "On constate une montée de la violence dans les banlieues".

Lors de l'hommage mardi au policier tué, en présence des deux candidats, le président François Hollande avait demandé aux " élus de demain " de donner aux forces de l'ordre les moyens " nécessaires " pour assurer la protection des Français.

Le gouvernement a depuis annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros, notamment pour de nouveaux matériels et véhicules, et a assoupli les conditions dans lesquelles les policiers peuvent faire usage de leur arme. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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