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L'ancien Premier ministre Valls "déféré" devant la commission des conflits du PS


Jean-Christophe Cambadélis a enfoncé le clou aujourd'hui en annonçant en matinée entamer une procédure d'exclusion à l'encontre de l'ancien Premier ministre. Lors de la présentation des candidats de la majorité présidentielle, Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture, a annoncé qu'il n'aurait pas de candidat LREM face à lui.

Etrange spectacle que celui de la politique car, sur le fond, Manuel Valls et Emmanuel Macron sont très proches. Tous regrettent les critiques visant l'ancien premier ministre, qui souhaite se présenter aux législatives sous l'étiquette de La République en marche d'Emmanuel Macron.

Interviewé par Elizabeth Martichoux, l'ancien Premier ministre et actuel député de l'Essonne confirme donc être candidat à sa réélection à Evry. Son but: imposer à Emmanuel Macron la cohabitation avec un gouvernement de droite. La conversation tourne autour de la primaire de la gauche et des potentiels adversaires.

"Envers Manuel Valls, je trouve que ça manque de bienveillance puisque ça semble avoir été un terme assez à la mode au cours des dernières semaines". Dimanche, il y aura la passation du pouvoir (avec François Hollande).

L'ancien Premier ministre Valls
L'ancien Premier ministre Valls "déféré" devant la commission des conflits du PS

Il a ensuite annoncé son désir de briguer un siège parlementaire pour La République en marche.

Juste après le premier tour de la présidentielle, Manuel Valls a apporté un soutien sans faille à Emmanuel Macron.

Et le chef de file des Républicains de conclure en affirmant qu'Emmanuel Macron "aime régler ses comptes avec ceux qui ne l'ont pas aimé. Il lui reste 24 heures", avait-il déclaré. Enfin, le Front national passe mardi la journée en réunions: le matin se tient à Nanterre, le siège du FN, un rendez-vous consacré aux législatives, après lesquelles le FN espère être "la première force d'opposition" selon Florian Philippot sur Sud Radio. "Il y a des procédures", a-t-il ajouté. "Je pense qu'il a des chances (d'être investi, ndlr)". Le premier secrétaire du parti socialiste avait notamment déclaré qu'il était "impossible " pour Manuel Valls d'avoir sa carte au PS tout en briguant un mandat sous les couleurs de La République En Marche.

Les partis politiques français, profondément secoués par la large victoire du jeune centriste Emmanuel Macron à la présidentielle, se cherchent un cap à un mois de délicates élections législatives. C'est ce qu'a affirmé mercredi Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investitures de la République en marche. Mais au fait, quels sont ces critères pour devenir candidat d'En marche! aux législatives de juin?

Législatives : "environ 450" candidats La République En Marche dévoilés jeudi
Selon lui, 93 % des candidats travaillent, 2 % sont en recherche d'emploi, 4 % sont retraités et 1 % étudiants. Il a aussi fait état d'une "parité réelle" avec 214 candidats femmes et 214 hommes.

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