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Présidence : la passation de pouvoirs avec Macron aura lieu dimanche


Emmanuel Macron a été élu président de la République française avec 66,1% des suffrages exprimés contre 33,9% pour sa rivale la candidate du Front national Marine Le Pen. Le mouvement sera renommé "La République en marche". Pour accroître ses chances de rassembler le plus largement, Emmanuel Macron a assoupli la règle qui imposait à un candidat investi par En Marche! de renoncer à son parti d'origine.

La déroute de la droite et du parti socialiste, éliminés au premier tour de la présidentielle, n'augure pas forcément de la défaite de leurs élus, enracinés localement.

"Je voulais qu'Emmanuel Macron puisse être là, avec moi, à côté de moi, pour qu'une forme de flambeau puisse lui être passé puisque nous sommes aussi auprès de cette flamme" du Soldat inconnu, a déclaré le président sortant, interrogé sur France 2. Les blancs et nuls approchent les 9 % des inscrits (plus de quatre millions), ce qui constitue également un record pour une présidentielle.

Après un déjeuner avec des élus, les tractations politiques se sont multipliées.

Au terme d'une campagne riche en rebondissements, le candidat centriste, 39 ans, va devenir le huitième président de la Ve République, le plus jeune de l'Histoire.

Battue sans appel, Marine Le Pen, 48 ans, qui a fait une campagne agressive contre l'immigration, l'euro, la mondialisation et l'Union européenne, s'est félicitée du résultat " historique " de son parti, cofondé par son père en 1972 sur des idées xénophobes. Jusqu'à présent, le parti d'extrême-droite n'avait jamais dépassé les 7 millions de voix.

Autre performance inédite: sa progression entre les deux tours. La trahison n'est plus de mise pour François Hollande, qui indique que le fondateur d'"En Marche!" a fait "ce qu'il pensait devoir faire et il l'a fait à (ses) côtés et ensuite il l'a fait seul".

Nadal vient à bout de Fognini — Madrid
Nadal a empilé cinq jeux d'affilée pour se mettre à l'abri (6-3, 4-0) et n'a laissé que des miettes à Kyrgios. Découragé, David Goffin n'avait ensuite plus rivalisé avec l'Espagnol.

"Ce Parti socialiste est mort, il est derrière nous", a insisté M. Valls en appelant à "donner une majorité large et cohérente, sans futurs frondeurs, si vous voyez ce que je veux dire, à Emmanuel Macron pour qu'il puisse gouverner".

Diffusé sur France 5 dans le cadre d'une spéciale de " C politique ", deux jours après l'élection du président de la République, le documentaire sera suivi d'un débat avec le sociologue Edgar Morin et les philosophes Cynthia Fleury et Raphaël Glucksmann, entre autres.

L'euro a réagi positivement en grimpant face au dollar sur le marché des changes en Asie.

Geert Wilders et Marine Le Pen avaient de bons scores dans les sondages aux Pays-Bas et en France. Le sénateur LR Jean-Baptiste Lemoyne, rallié à Emmanuel Macron, qui était l'homme en contact avec les membres de sa famille politique tentés par un rapprochement avec Emmanuel Macron, laisse entendre que le nombre de ceux qui "sont prêts à déchirer leur carte" à droite, est assez modeste. Sur rumeur de ralliement de certaines figures des Républicains à la nouvelle majorité présidentielle, le parti risque la division, comme en témoignent des prises de position très variées des différents cadres ce mardi.

Le PS, principal parti de l'Assemblée sortante mais balayé de la présidentielle avec les 6% de Benoît Hamon, est en grand danger. Leur projet pour les législatives est conçu comme un contrepoids au programme d'Emmanuel Macron, un "contrat d'alternance" qui édulcore les propositions de leur ancien chef de file, François Fillon.

Le Front national, qui n'a que deux élus sortants dans l'Assemblée, vise a minima un groupe parlementaire.

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