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" Pas de tension particulière " entre François Bayrou et Édouard Philippe


Le ministre de la Justice Bayrou présente ce mercredi, en Conseil des ministres, la loi de moralisation de la vie publique, le premier grand chantier législatif du quinquennat, alors que son parti, le MoDem, est visé par une enquête judiciaire pour des soupçons d'emplois fictifs. Je lui réponds que le harcèlement, c'est une qualification pénale, donc que je peux interpréter son coup de fil comme une pression sur moi. Le porte-parole a en outre estimé que "toute tentative d'influence" de ministres auprès de médias était "nocive au fonctionnement démocratique". "Mais il se trouve que lorsqu'on est ministre, on n'est plus simplement un homme animé par ses passions, ses humeurs ou son indignation". Dans quelle mesure les affaires qui touchent le MoDem entament-elles la crédibilité du projet de loi défendu par le ministre de la justice?

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire pour déterminer si le MoDem a salarié des employés du parti en les faisant passer pour des assistants parlementaires européens. "Je comprends parfaitement que l'homme François Bayrou ait été agacé peut-être par la façon dont les questions ont été posées, avec beaucoup de pressions probablement sur des gens qui ne s'y attendaient pas", a indiqué Edouard Philippe, précisant que "l'ensemble des Français peut comprendre ça". "François Bayrou est donc invité à s'expliquer le mardi 13 juin sur le plateau de CNews". "Chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire à des Français, des responsables, qu'ils soient politiques, qu'ils soient journalistiques, qu'ils soient médiatiques, chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire, je le dirai", affirme-t-il, faisant fi des recommandations du Premier ministre.

"Le truc est assez simple: quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen", a dit le Premier ministre sur franceinfo. "La question [d'une mise à l'écart] ne se pose donc même pas", tranche l'entourage d'Edouard Philippe, interrogé par Le Parisien jeudi. Comme la veille, il a dit "ne pas savoir vivre sans liberté de parole" et que "quand on pense qu'il y a des choses importantes à dire, il faut les dire". Le président de la République serait même déjà "en train de réfléchir à un possible plan B".

Le Cameroun se complique la tâche — Coupe des Confédérations
Battus d'entrée (2-0, dimanche 18 juin) par les Chiliens, les "Lions Indomptables" enchaînent par un match nul (1-1), jeudi 22 juin, face à l'Australie .

Devenu garde des sceaux en récompense de son soutien déterminant à Emmanuel Macron - vingt ans après avoir quitté le gouvernement d'Alain Juppé -, il passe désormais pour un visionnaire après avoir représenté longtemps un sympathique loser.

Mais ses récents agacements vis-à-vis de la presse et la suspicion qui pèse sur le vrai travail des assistants européens du MoDem ont terni l'aura du chevalier blanc, comme s'il n'échappait pas aux pratiques de l'ancien monde politique que le macronisme veut précisément terrasser.

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