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Le gouvernement veut des dérogations, Hulot dit non — Néonicotinoïdes


Une position immédiatement contestée par son collègue de l'Environnement Nicolas Hulot.

Mais à peine une heure après les propos de Stéphane Travert, Nicolas Hulot a fermé la porte à un débat sur l'assouplissement de l'interdiction de ces insecticides. Ce lundi 26 juin, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a confirmé une information de RMC selon laquelle la France doit revenir sur l'interdiction des pesticides tueurs d'abeilles. Sur BFMTV, Stéphane Travert a expliqué que s'ils ne trouvaient pas de terrain d'entente, le Premier ministre Edouard Philippe trancherait.

Interrogé par RMC, ce dernier a affirmé que le document de travail n'était plus d'actualité et que les pesticides tueurs d'abeilles resteraient interdits.

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Ces assistants concernés auraient selon ce témoignage commencé à travailler au siège de l'UDF puis du MoDem à partir de 2007. Il part aussi, laissant sa loi en plan. "Les deux parties étaient bien contentes", explique François Bayrou à Sud-Ouest.

Ses déclarations, apparement opposées aux positions d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, ont presque aussitôt été contredites dans un tweet par le ministre de la Transistion écologique, Nicolas Hulot. Une loi a été votée lors du dernier quinquennat et ne se trouve pas être en conformité avec le droit européen. Les néonicotinoïdes sont accusés d'être notamment responsables du déclin des abeilles.

"Je suis un homme de compromis. Je suis totalement ouvert sur ces discussions", a répété le député de la Manche, pour qui engager un bras de fer politique avec l'un des poids lourds du gouvernement est un pari risqué.

Selon ce même document, le gouvernement estime qu'il y a également "surtransposition" dans le cas des épandages aériens de pesticides, pour le moment interdits sauf situation d'urgence.

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