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Macron veut réunir le Congrès : "une humiliation pour le Premier ministre"


La radio indique qu'il est prévu que le Premier ministre Édouard Philippe prononce dans la foulée son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale le mardi 4 juillet.

À l'inverse, la gauche pointe du doigt l'attitude d'Emmanuel Macron.

Interrogé pendant Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, dimanche 25 juin, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement a répondu qu'il ne pouvait "ni infirmer ni contester" l'information.

Le député de Seine-et-Marne dénonce une humiliation pour le Premier ministre. "Et donc le voilà qui écarte progressivement les corps intermédiaires, le parlement, maintenant son propre gouvernement, pour aller en fait dans un rapport direct à l'opinion ". La tenue d'un Congrès à Versailles se justifie pour des réformes constitutionnelles mais ne doit pas être un Congrès de communication du président de la République.

Dans un autre style, Thierry Solère, chef de file du groupe "LR constructifs-UDI-indépendants" à l'Assemblée, n'y voit rien à redire, trouvant cela "bien" et "pas contradictoire" qu'Emmanuel Macron parle avant Edouard Philippe.

La France "ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée" — Macron
Pour sa part le président ukrainien a souhaité "une présence de l'OSCE 24 heures sur 24 sur la ligne de contact". Macron, en répétant son attachement au processus des accords de Minsk, pour l'instant enlisé.

Dans nos institutions, le Président donne le cap, le but à atteindre; le Premier ministre, par ailleurs chef de la majorité, en décline les moyens. Il y réfléchit en ce moment.

" Emmanuel Macron est le maître des horloges et de son calendrier".

Il a rappelé que l'organisation de congrès était l'une des promesses du candidat Macron: "Emmanuel Macron avait pris l'engagement devant les Français de réunir chaque année le Parlement, c'est à dire l'Assemblée nationale et le Sénat, en Congrès à Versailles". "Il dirige le gouvernement ".

La dernière fois que les parlementaires se sont réunis en Congrès remonte à novembre 2016, au surlendemain des attentats du 13 novembre à l'initiative de François Hollande. Avant de poursuivre: " Aujourd'hui il n'y a pas d'expression du président de la République sur les grandes orientations de la France, qui ne soit pas travaillée avec son Premier ministre, et inversement ".

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