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Une querelle rapidement réglée pour la presse — Insecticides tueurs d'abeilles


Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, a fait savoir qu'il envisageait de revenir sur la législation interdisant les insecticides de la famille des néonicotinoïdes, responsables de la mort des abeilles.

Chargé de la Transition écologique et solidaire au sein du gouvernement, l'ancien animateur TV visitait le quartier de la Confluence et s'offrait une virée en Navly, la navette électrique sans chauffeur. Et il ajoute: "Il y a un principe qui essaie d'être acté en ce moment, qui est le principe de non régression: une fois qu'on lance un signal positif envers la protection de l'environnement, qui ensuite envoie un signal à l'économie, aux acteurs économiques y compris les agriculteurs, qui décident de suivre ce signal là et d'investir, il ne faut pas revenir en arrière avec une instabilité constante". Mais le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, a lui souligné que le sujet n'était pas tranché.

Elle a fait partie des parlementaires à l'origine de l'interdiction des néonicotinoïdes, inscrite dans la loi française au terme de cinq lectures parlementaires et elle est déterminée à la défendre. Ces pesticides, accusés notamment de tuer les abeilles, est inscrit dans le document destiné à servir de base à la future loi de " simplification ". En clair, l'interdiction des néonicotinoïdes en France " va plus loin que ce qui est prévu par la réglementation européenne".

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Les cinq autres personnes entendues depuis lundi étaient elles aussi encore en garde à vue mardi, a précisé Nicolas Bessone.

"Nous avons un certain nombre de produits aujourd'hui qui ont été estimés dangereux et qui sont au fur et à mesure retirés du marché, mais (pour) d'autres produits où nous avons des impasses techniques, qui n'ont pas de substitutions, nous devons pouvoir autoriser des dérogations pour en permettre l'utilisation afin que nos producteurs continuent à travailler dans de bonnes conditions ", a déclaré M. Travert.

Un projet de loi sur lequel Stéphane Travert semble vouloir revenir, à tout le moins en discuter avec Nicolas Hulot, vertement opposé aux néonicotinoïdes. Également interrogé par RMC, il a affirmé que le texte n'était plus " d'actualité ". Un peu comme l'attrait exercé par certains neurotoxiques sur les humains, comme la nicotine (dont sont dérivés, comme leur nom l'indique, les néonicotinoïdes).

Ces questions avaient déjà suscité des tensions sous le quinquennat précédent entre le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et sa collègue de l'Ecologie Ségolène Royal. "Je demande du temps pour que la recherche puisse trouver des solutions lorsqu'il n'y a pas de produits de substitution", a-t-il poursuivi. "La législation européenne fixe une norme, un minima qui peut être dépassé", rappelle Guillaume Balas.

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