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18 réfugiés burundais tués par des militaires — RDC


Le bilan provisoire est fourni par les autorités provinciales du Sud-Kivu qui expliquent que les militaires avaient voulu disperser des réfugiés à Kamayola.

Dix-huit réfugiés burundais ont été tués vendredi dans l'est du pays dans la région de Bukavu.

Une porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), Florence Marchal, avait fait état d'un bilan, également provisoire, de 18 morts et 50 blessés.

Terrorisme : mise en garde contre des possibles tentatives de déraillements de trains
Mais il n'y a pas que les chemins de fer qui pourraient être visés par de potentiels attentats terroristes. Cet avertissement s'accompagne d'une analyse de la propagande djihadiste de ces trois derniers mois.

Des dizaines de corps sont alignés, ce samedi matin, devant la base temporaire de la Monusco, à Kamanyola, où sont réfugiés des milliers de civils. "Des éclaircissements sont nécessaires" sur les circonstances de ce "fusillade", a réagi le ministre burundais des Relations extérieures, Alain-Aimé Nyamitwe, sur son compte Twitter.

Cet incident "nous rappelle que la gestion des camps de réfugiés doit se conformer pleinement aux convention [de] Genève", a encore noté le ministre burundais. "J'ai vu des gens tomber, des hommes, des femmes et des enfants qui n'avaient aucune arme", a-t-il témoigné. Eux, qui disent avoir déjà fui des persécutions au Burundi: ce seraient les membres d'une secte religieuse de la prophétesse Zebiya dont une procession avait été réprimée dans le sang, en 2013. Les réfugiés protestaient contre le projet de renvoyer certains d'entre eux au Burundi, a-t-on dit à Reuters de source diplomatique.

Ces violences ont déjà fait de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture et ont poussé à l'exil plus de 400.000 Burundais. Et selon le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés, la RDC est confronté à des arrivées de plus en plus massives.

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