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Indignation et appel à la protection des musulmans Rohingyas — Violences en Birmanie


La dirigeante avait annulé mercredi sa participation à l'Assemblée générale des Nations unies pour, selon son porte-parole, "coordonner l'assistance humanitaire". Depuis fin août, plus de 370 mille Rohingyas ont franchi la frontière vers le Bangladesh pour fuir une opération de l'Armée birmane dans l'Etat de Rakhine.

Les Nations-Unies accusent la Birmanie de nettoyage ethnique des Rohingyas.

Aung San Suu Kyi "aurait dû condamner depuis longtemps ce qui se passe, appeler au calme, chercher la désescalade", estime Manon Schick, invitée jeudi de La Matinale de la RTS. S'agit-il de nettoyage ethnique? 'Quand un tiers de la population Rohingya doit fuir le pays, pensez-vous pouvoir trouver un meilleur mot pour décrire' la situation, a-t-il rétorqué à un journaliste, sans lui-même prononcer le mot de génocide. L'ancienne lauréate du prix Nobel de la Paix s'est attirée les foudres de l'ensemble de la communauté internationale ces dernières semaines pour ne pas avoir pris la parole sur la situation de cette minorité musulmane vivant dans l'ouest de la Birmanie.

L'ONU considère que les Rohingyas sont victimes d'une 'épuration ethnique' au Rakhine (aussi appelé Arakan), région historiquement en proie à des troubles communautaires et sujette à une nouvelle flambée de violences depuis fin août. Lors de son seul commentaire officiel sur cette crise, la cheffe du gouvernement birman avait dénoncé un 'iceberg de désinformation' sur les Rohingyas et défendu l'action de l'armée. Des milliers d'autres seraient toujours sur les routes. Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés et affamés, après des jours de marche sous la pluie et au péril de leur vie.

A Saint-Martin, Macron a dormi dans un vrai lit
Après avoir réalisé quelques rondes, il est allé se coucher sur un lit de camp au sein même de la gendarmerie de St-Martin. Mais le journaliste de RTL maintient sa version.

Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine.

Par ailleurs, dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé les Nations unies à "des actions audacieuses et décisives".

" Nous espérons que le Conseil de sécurité va proposer des décisions substantielles et notamment un embargo sur les armes", a déclaré de son côté Phil Robertson de Human Rights Watch. Une pétition, signée par plus de 364.000 personnes dans le monde, réclame le retrait du prix Nobel attribué en 1991 à Aung San Suu Kyi.

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