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Rohingyas en Birmanie : l'ONU demande l'arrêt du nettoyage ethnique


"Le Conseil de sécurité s'annonçait divisé: "la Chine, qui est le premier investisseur étranger en Birmanie, a réitéré son " soutien " à Naypyidaw (la capitale birmane) et loué " ses efforts pour préserver la stabilité de son développement national ". Les chancelleries occidentales restent d'ailleurs très prudentes sur le sujet, craignant de déstabiliser par d'éventuelles critiques Aung San suu Kyi et donc la transition démocratique birmane. Mais Manon Schick lui reconnaît tout même une responsabilité dans cette crise: "Elle ne peut pas laisser un nettoyage ethnique se poursuivre dans son pays et ne rien dire!" Il a réclamé 'des pas immédiats' pour faire cesser la violence.

'J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire respecter la loi', a pour sa part déclaré M. Guterres, au cours d'une conférence de presse à New York.

"Les relations d'Aung San Suu Kyi avec les Rohingyas ont toujours été difficiles et cruelles", explique le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui avait rencontré en 2012 à Berne la Prix Nobel de la paix qui est devenue la cheffe du gouvernement birman. "Quand un tiers de la population Rohingya doit fuir le pays, pensez-vous pouvoir trouver un meilleur mot pour décrire" la situation?, a-t-il répondu à un journaliste.

Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine. À cette même tribune l'an dernier, elle s'était engagée à défendre les droits de la minorité musulmane.

Indignation et appel à la protection des musulmans Rohingyas — Violences en Birmanie
Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés et affamés, après des jours de marche sous la pluie et au péril de leur vie. Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine.

Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés, démunis, affamés, après des jours de marche sous la pluie.

Dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé mercredi les Nations unies à 'des actions audacieuses et décisives'. Depuis fin août, plus de 370 mille Rohingyas ont franchi la frontière vers le Bangladesh pour fuir une opération de l'Armée birmane dans l'Etat de Rakhine.

"Nous vous demandons d'agir immédiatement pour faire cesser les attaques militaires aveugles sur des civils innocents", a indiqué le texte signé entre autres par le Bangladais Muhammad Yunus, la Pakistanaise Malala Yousafzai et le Sud-Africain Desmond Tutu.

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