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Le journaliste Loup Bureau est de retour en France


Emprisonné depuis la fin du mois de juillet, ce dernier a déclaré qu'il "n'avait pas été maltraité" mais qu'il avait subi "des menaces et des intimidations".

"A partir du moment où M. Macron a annoncé qu'il demandait ma libération, il y a eu des changements, les gardiens ont commencé à comprendre que je n'étais pas un terroriste, que les faits qui m'étaient reprochés n'étaient pas forcément vrais", a-t-il dit.

L'avocat a précisé que Loup Bureau allait "devoir continuer à s'expliquer" mais qu'il ne retournerait pas en Turquie.

Après plus de 50 jours de détention en Turquie, le journaliste Loup Bureau est arrivé à Paris ce dimanche.

Un "violent affrontement" aurait opposé Zinédine Machach à Denis Zanko — TFC
Une contestation qui n'aurait pas été du goût de Denis Zanko , qui aurait donc renvoyé le joueur professionnel. Mais les choses ont alors dégénéré et des coups auraient été portés.

Le journaliste de 27 ans été accueilli au pavillon d'honneur de l'aéroport par sa famille et notamment son père, Loïc Bureau, ses amis, ainsi que la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Le président Emmanuel Macron, avec lequel le journaliste s'est entretenu au téléphone à son arrivée, avait demandé fin août sa "libération rapide" à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Il avait été arrêté à la frontière irako-turque pour des clichés où il posait en compagnie de combattants kurdes syriens considérés comme des terroristes par le régime d'Ankara, et pour des reportages sur des soldats anti-Daech en Syrie réalisés pour TV5 Monde. "En prison, les choses se sont normalisées". "La parole du président de la République, ça protège un journaliste français", a ajouté Loïc Bureau.

Loup Bureau "a toujours au-dessus de lui un risque de condamnation, une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est un terroriste", a rappelé l'avocat. Mercredi soir, le procureur a rendu un acte d'accusation qui l'accuse rien de moins que d'appartenir à une organisation terroriste et il sera vraisemblablement jugé en son absence. "S'il devait être condamné il pourrait faire l'objet d'un mandat d'arrêt qui l'empêcherait de travailler dans le reste du monde", a dit à l'AFP Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) qui a fait campagne pour sa libération.

Un constat partagé par le père du reporter.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, une situation qui s'est particulièrement dégradée depuis le coup d'Etat raté de juillet 2016. Les journalistes turcs sont de loin les plus touchés, mais leurs confrères étrangers ne sont pas épargnés.

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