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Afrique subsaharienne : une croissance de 2,4 % en 2017 (Banque mondiale)


"Ils doivent également mettre en place des mesures structurelles pour résister aux chocs, stimuler la productivité, renforcer les investissements et favoriser la diversification de l'économie", explique Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique. Selon les résultats de ce même rapport, au deuxième trimestre, les deux principales locomotives du continent, l'Afrique du Sud et le Nigéria, ont renoué avec la croissance après respectivement deux et cinq mois de performances négatives, entraînant, dans leur sillage, la croissance régionale.

A l'avenir, prédit le document, "l'Afrique subsaharienne devrait connaître une reprise modérée de l'activité, avec une croissance grimpant jusqu'à 3,2 % en 2018 et 3,5 % en 2019".

La croissance économique algérienne a atteint un taux de 3,7% au premier trimestre 2017, selon un rapport de la Banque mondiale (BM), publié ce mercredi 11 octobre.

Dans les économies les moins tributaires des matières premières, comme l'Ethiopie et le Sénégal, la croissance est restée globalement stable, toujours soutenue par les investissements dans les infrastructures et une meilleure production agricole.

La Banque mondiale souligne que "la région connait une reprise à plusieurs vitesses".

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La baisse des cours des matières premières a une incidence importante sur la croissance globale du continent qui a été de 1,3 % l'année dernière après une décennie autour de 5 %, et sera d'environ 2,4 % cette année. Les pays de la région sont ainsi invités à redoubler d'efforts pour remédier à l'insuffisance des recettes et contenir les dépenses afin d'atteindre l'équilibre budgétaire.

Ces prévisions restent inchangées par rapport à avril, et supposent que les prix des matières premières se stabiliseront et que la demande intérieure croîtra progressivement grâce à un ralentissement de l'inflation et à l'assouplissement de la politique monétaire.

S'agissant des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), le rapport relève que les perspectives demeurent difficiles.

"Les perspectives de la région restent néanmoins difficiles, la croissance n'ayant pas renoué avec le rythme moyen d'avant la crise".

Quant aux pays de l'UEMOA, leur essor économique devrait en revanche s'accélérer, porté par de solides investissements publics, surtout en côte d'Ivoire et au Sénégal. "La marge de manœuvre budgétaire reste étroite dans la plupart des pays, mais elle devrait s'élargir grâce à des politiques budgétaires appropriées et favorables à la croissance", remarque le rapport.

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