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Donald Trump seul contre l'accord — Nucléaire iranien


Interrogée sur les informations prêtant à Donald Trump l'intention d'annoncer dans les prochains jours au Congrès américain qu'il ne confirme pas une application totale par l'Iran de ses obligations dans cet accord, Beatrice Fihn a répondu: "Ce n'est vraiment pas ce dont le monde a besoin maintenant". Le traité a été signé par l'Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne.

Le président américain pourrait dévoiler sa décision vendredi à l'occasion de la présentation de sa nouvelle stratégie vis-à-vis de l'Iran, rapportent certains médias.

"Il nous faut travailler avec nos alliés et partenaires à un ordre du jour en commun qui obligera le régime iranien à rendre des comptes, et non pas séparer l'Amérique de nos plus proches amis à travers le monde", a-t-il dit devant la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Congrès. Il vise à limiter les activités nucléaires de la République islamique en échange de la levée des sanctions internationales contre la République islamique. Sur ces centrifugeuses restantes, seules 5 100 seraient utilisées pour enrichir de l'uranium.

Plusieurs personnalités du Congrès américain ont préconisé mercredi la mise en oeuvre stricte de l'accord sur le nucléaire iranien sans pour autant le remettre en cause.

Les engagements de Macron "à clarifier" (FNSEA) — Alimentation
Stopper la guerre des prix dans les produits alimentaires, destructrice de valeur pour tous, mais surtout pour les agriculteurs en amont de la chaîne.

Le prix Nobel de la paix 2017, la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), a appelé lundi l'administration de Donald Trump à préserver l'accord international conclu avec l'Iran sur son programme atomique pour "éviter tout nouveau conflit".

Ni Téhéran ni les autres signataires ne veulent renégocier un accord qui fonctionne, même si le président français Emmanuel Macron, pour trouver un compromis avec Donald Trump, a affirmé qu'on pouvait tenter d'y ajouter " deux ou trois piliers ".

Si "décertification " il y a, alors le dossier sera transmis au Congrès américain. Cette non-certification renverra la balle dans le camp du Congrès qui aura 60 jours pour décider de réimposer ou non les sanctions. La Maison Blanche n'a annoncé aucune date. Le rétablissement de sanctions par les Américains serait un premier pas vers le retrait des Etats-Unis de l'accord, auquel s'opposent vigoureusement les alliés européens de Washington.

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