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Le plan de Macron pour garder le drapeau européen à l'Assemblée


"Je voulais vous dire que, lors du prochain Conseil européen (...) j'affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de L'Hymne européen et du drapeau européen", c'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron, mardi, en marge d'un échange avec Daniel Cohn-Bendit et Gilles Keppel à Francfort, comme l'a relevé Le Figaro.

Son mouvement anticapitaliste et anti-européen, La France Insoumise, avait proposé la semaine dernière de supprimer le drapeau européen de l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour le remplacer par celui de l'ONU, en invoquant "une difficulté à mettre un drapeau qui ne fait pas consensus".

Après des débats agités, l'Assemblée nationale a rejeté hier un amendement au projet de réforme du règlement du Palais Bourbon, qui proposait de retirer le drapeau européen présent au sein de l'hémicycle.

"Monsieur le président, vous n'avez pas le droit d'imposer à la France un emblème européen confessionnel".

Il a enfin rappelé que le jour de son élection il avait fait jouer, juste avant son premier discours, l'Hymne à la Joie de Beethoven, qui est l'hymne européen.

De nouvelles perquisitions, plusieurs personnes privées de liberté — Attentats de Bruxelles
Ibrahim El Bakraoui est l'un des deux kamikazes qui se sont fait exploser à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016. Ce centre, qui était situé dans la commune populaire de Molenbeek, est aujourd'hui fermé.

La gauche radicale française a déclenché une polémique en France autour du drapeau bleu étoilé de l'Europe, en exigeant qu'il soit retiré de l'Assemblée nationale, poussant le président pro-européen Emmanuel Macron à réagir et promettre son maintien.

"Ce qui ne permettra pas à certains d'enlever le drapeau européen de l'hémicycle français ou de tout autre lieu", a poursuivi le président de la République, visant ainsi Jean-Luc Mélenchon et ses députés du groupe La France insoumise (LFI). Seuls 16 des 28 pays de l'UE ont pour l'heure reconnu officiellement le drapeau et l'hymne européens en signant une déclaration commune - la 52e - annexée au traité de Lisbonne.

Or pour M. Mélenchon, cette déclaration "ne peut être signée" par le chef de l'État "sans vote ni accord du Parlement français". Toujours selon l'hebdomadaire, cette origine est contestée par deux fonctionnaires européens, Paul Levy et Robert Bichet, qui évoquent "un processus long de six ans (...) [avec] plus de 100 propositions [qui] auraient, au total, été formulées".

Les réactions à la proposition d'Emmanuel Macron ont été immédiates, à l'image de celle de Jean-Luc Mélenchon.

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