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Catalogne : la spectaculaire déconfiture des indépendantistes


Le juge espagnol Pablo Llarena a ordonné l'emprisonnement de l'ancienne présidente du Parlement de la région de Catalogne (nord de l'Espagne), Carme Forcadell, son avocat n'ayant pas pu payer une caution de 150.000 euros, ont rapporté jeudi les médias locaux.

La déclaration d'indépendance, dégradée au rang de "symbolique" ou de "politique" par Forcadell, selon les versions, a été votée par la majorité indépendantiste, le 27 octobre dernier.

Indépendantiste de la première heure, elle avait compté, un à un, les bulletins des élus qui avaient voté pour la sécession lors du vote sur la déclaration d'indépendance par le Parlement catalan, le 27 octobre. Il faut rappeler qu'une fois appliqué l'article 155 de la Constitution - qui limite l'autonomie catalane - l'ex-vice-président Oriol Junqueras et les autres membres incarcérés du cabinet de Carles Puigdemont (président déchu) ne jouissent d'aucun privilège en tant que membres de la Generalitat (gouvernement de Catalogne). De leur côté, les indépendantistes catalans avaient accueilli Carme Forcadell au tribunal en criant: "Vous n'êtes pas seuls!".

M. Puigdemont, également visé par ce mandat, a signé jeudi une lettre publiée par un quotidien catalan, El Punt Avui, réclamant la 'libération des prisonniers politiques retenus en otage par l'Etat espagnol'.

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International ne les considère toutefois pas comme des "prisonniers d'opinion" au motif qu'"ils sont accusés d'actes qui peuvent constituer des délits". Celui de rébellion, le plus grave, est passible de 25 ans de prison, 30 en cas de circonstances aggravantes.

Les Français consomment trop d'antibiotiques — Santé
Depuis trois ans, la consommation d'antibiotiques est repartie en forte hausse en France. En France, consommer trop d'antibiotiques constitue un enjeu de santé public majeur.

Les indépendantistes, qui tentent de maintenir la mobilisation, ont appelé à une nouvelle manifestation samedi à Barcelone à partir de 17h00.

Peu après, le chef du gouvernement conservateur a reçu à Salamanque son "ami", le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui s'est vu décerner un titre de docteur honoris causa et en a profité pour rappeler son opposition "à toute forme de séparatisme qui fragilise l'Europe", déclarant que "le nationalisme est un poison qui empêche l'Europe de vivre ensemble".

L'incertitude n'en a pas moins entraîné le déménagement de siège social de plus de 2.200 entreprises hors de la région.

La présidente du Parlement catalan avait auparavant été accueillie par les cris de manifestants pour et contre l'indépendance. Les sondages prédisent pour l'instant un résultat très serré pour le scrutin de décembre.

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