Tanitnews

Revers judiciaire pour Merck — Levothyrox


Merck condamné à délivrer l'ancienne formule en Haute-Garonne.

Reconnaissant toutefois les effets secondaires chez certains patients, l'avocat de Merck avait souligné que la nouvelle formule avait été exigée par l'Agence française du médicament qui déplorait le manque de stabilité du Levothyrox.

Le premier procès du Levothyrox a été jugé ce mardi en Haute-Garonne. Le tribunal de grande instance de Toulouse a ordonné mardi aux laboratoires Merck de délivrer "sans délai" son ancienne formule du Levothyrox à 25 malades de Haute-Garonne, sous peine d'astreinte.

La prestation télévisée de Saad Hariri complique davantage la situation — Liban
Pour le Hezbollah, mouvement chiite, il est clair que l'Arabie Saoudite vient de déclarer la guerre au Liban. Les " circonstances obscures " de son séjour à Riyad interrogent la classe politique libanaise.

Le laboratoire Merck se défend en avançant le prétexte suivant: "on ne peut pas fournir un médicament qui n'a pas l'autorisation de mise sur le marché". "Les patients devront simplement se faire remettre une attestation du pharmacien s'il n'est pas en mesure de leur fournir le produit", a encore déclaré Me Lévy.

C'est une pression considérable pour les contraindre à livrer le produit. Le 8 novembre, à l'audience, la première civile en France, le juge des référés de Toulouse s'était transporté dans une pharmacie à proximité du tribunal pour constater l'absence de l'ancienne formule du Levothyrox. "On avait été tellement choqués de l'attitude de la ministre de la Santé", dit-elle en évoquant un "déni" de la souffrance des patients.

Ce sont 25 des 90 plaignants, qui souffraient "de graves troubles" après avoir pris une nouvelle formulation du Levothyrox, qui obtiennent ainsi satisfaction, le Tribunal de grande instance de Toulouse infligeant à Merck une astreinte de 10.000 euros par jour par infraction constatée. Disponible sous le nom d'Euthyrox, l'ancienne formule est prescrite uniquement aux patients "qui n'ont pas d'alternative". "De quoi traiter 20 000 patients", affirme-t-il. "Où était donc l'urgence d'aller prendre une ordonnance en référé d'heure à heure pour 25 d'entre eux?", s'est demandé le PDG de Merck France, en annonçant son intention de faire appel du jugement de Toulouse.

Articles Liés

Commentaires