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Recomptage total des voix — Présidentielle au Honduras


Salvador Nasralla a ratifié sa volonté de dialogue, mais a précisé qui il représente: "Pour un peuple qui est opprimé, qui veut que justice soit faite".

Hernandez, qui tente d'être réélu d'une manière controversée, dirige les élections comme annoncé par le Tribunal électoral suprême (TSE), cependant, l'opposition et une partie de la population hondurienne dénoncent la fraude.

L'ancien président de gauche Manuel Zelaya avait réclamé la vérification de l'ensemble des 18 000 procès-verbaux du scrutin. Ce dernier, qui s'exprimait depuis le siège du Parti national (droite), s'est montré convaincu de sa réélection, une nouvelle qu'il a dit attendre avec une "grande impatience", tout en assurant que son geste à l'égard de l'opposition "n'était pas un signe de faiblesse, mais de force".

Dans la capitale Tegucigalpa comme ailleurs dans le pays, des milliers d'habitants défient le pouvoir en érigeant des barricades et en organisant des concerts de casseroles.

Le dépouillement officiel des votes a progressé très lentement au cours de la semaine et à un moment donné la tendance s'est inversée, Hernández a alors été annoncé en tête de scrutin avec 42,92% des voix, Nasrallah récoltant 41,42% des voix avec 94,35% des bulletins dépouillés.

L'état d'urgence a été décrété vendredi pour dix jours dans ce pays d'Amérique centrale, après des manifestations et des pillages de commerces ayant fait au moins trois morts.

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Les observateurs internationaux semblent se ranger, à demi-mot, de son côté. L'eurodéputée portugaise Marisa Matias, coordinatrice de la mission de l'Union européenne, a appelé le TSE à la prudence: "Ne proclamez pas de vainqueur, le processus n'est pas terminé".

L'Organisation des Etats américains (OEA) est allée plus loin encore: "La marge étroite des résultats, ainsi que les irrégularités, les erreurs et les problèmes systémiques qui ont entouré cette élection ne permettent pas à cette mission d'avoir des certitudes sur les résultats", a déclaré l'ex-président bolivien Jorge Quiroga, chef de la mission de l'OEA.

Ajoutant à la confusion, lundi soir, des centaines de policiers ont manifesté pour affirmer leur refus de faire appliquer l'état d'urgence et de réprimer les manifestations de l'opposition. Des centaines d'habitants du voisinage ont accouru pour les applaudir, certains arborant des pancartes avec l'inscription "J'aime la police".

A 18H00 locales (00H00 GMT mardi), heure de l'entrée en vigueur du couvre-feu, d'autres unités de la police sont arrivées à la caserne des "Cobras" pour leur apporter leur soutien, formant un cortège de motos et de véhicules de patrouille, toutes sirènes hurlantes.

L'OEA appelle à un accord entre les candidats pour surmonter la crise au Honduras, tandis qu'un groupe d'agents des forces spéciales de la police hondurienne " les Cobras " se sont même déclarés en grève pour dénoncer ce climat exécrable qui s'est aggravé depuis mercredi dernier avec le début des protestations de l'opposition qui dénonce une " usurpation " de la victoire. La Constitution interdit deux mandats consécutifs, mais M. Hernandez s'est appuyé sur une décision favorable de la Cour suprême, ses détracteurs l'accusant d'avoir pris le contrôle de cette institution.

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