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Vaccination des bébés : que dit la science ?


Cela sera-t-il suffisant pour convaincre les anti-vaccins ou ceux qui ne croient plus les experts? C'est dans ce contexte que l'Inserm a publié une mise.

L'augmentation de la couverture vaccinale des nourrissons apportera des bénéfices individuels par la protection conférée directement à l'enfant vacciné, et collectifs par la diminution du risque de contamination pour les personnes non vaccinées.

Ainsi, elle affirme sans ambiguïté possible que "l'efficacité et l'innocuité des 11 vaccins qui deviendront obligatoires en France sont scientifiquement prouvées".

Sur ces onze vaccins, trois (diphtérie, tétanos, polio) sont déjà obligatoires.

Une députée En Marche interpelle Collomb à l'Assemblée — Immigration
Une réponse qui a semblé satisfaire Sonia Krimi qui l'a applaudie. "Les conditions d'accueil sont aujourd'hui dans une impasse". A ce moment du discours de la députée, un silence interdit s'est installé dans les rangs macronistes.

De même pour la rumeur d'un lien entre vaccination et autisme: "il existe des preuves scientifiques très fortes de l'absence de lien entre la vaccination contre la rougeole -ou les vaccins rougeole-oreillons-rubéole (ROR) - et les maladies inflammatoires de l'intestin ou l'autisme". Néanmoins, pour les autres maladies, la couverture vaccinale en France reste notoirement trop faible pour obtenir l'impact attendu sur le fardeau de la maladie, entraînant des décès et des séquelles pourtant évitables et ne permettant pas, entre autres, l'élimination de la rougeole. Et concernant la suspicion de toxicité des adjuvants, ils soulignent que, "au vu des données disponibles à ce jour à l'échelle internationale, avec un recul d'utilisation de 90 ans et des centaines de millions de doses injectées, l'innocuité des sels d'aluminium contenus dans les vaccins ne peut être remise en cause". Et concernant les autres effets indésirables rapportés par les opposants à la vaccination, ils sont "scientifiquement infondés" affirment les auteurs. "Il s'agit d'une réaction au site d'injection telle que douleur, rougeur, gonflement, ainsi que certains effets généraux de courte durée comme de la fièvre ou des douleurs musculaires ou articulaires".

Sans compter que " les arguments développés par les lobbys anti-vaccins et qui prétendent que les vaccins combinés provoquent un "épuisement du système immunitaire" ne reposent sur aucune base scientifique", ajoute l'Inserm.

Le choix des décideurs étrangers est partagé entre la simple recommandation et la vaccination obligatoire. " Ceci pourrait suggérer que d'autres facteurs que les politiques vaccinales et l'hésitation de parents pourraient entrer en jeu, tels que la capacité des systèmes de santé à atteindre tous les enfants: par exemple, la gratuité et la facilité d'accéder à l'acte vaccinal", indique l'Inserm.

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